La Russie a annoncé, mardi 24 février, une enquête contre le fondateur de Telegram, Pavel Durov, dans le cadre d’une affaire pénale impliquant des accusations de terrorisme. Cette décision intervient alors que Moscou cherche à renforcer son contrôle sur la plateforme de messagerie cryptée.

Les médias d’État russes, Rossiïskaïa Gazeta et Komsomolskaïa Pravda, ont rapporté que les actions du dirigeant de Telegram, P. Durov, font l’objet d’une enquête dans le cadre d’une affaire pénale pour crime au titre de la partie 1.1 de l’article 205.1 du code pénal russe, qui concerne le soutien à des activités terroristes.

Contexte de l’enquête

Les autorités russes affirment que l’application Telegram est devenue un outil de l’OTAN et de l’Ukraine, largement utilisée par des radicaux et des terroristes, et qu’elle représente une « menace pour notre société ». Selon les médias russes, la messagerie aurait été utilisée lors de l’attentat du Crocus City Hall ainsi que pour les assassinats de Daria Douguina et du général Igor Kirillov.

Les enquêtes pour infractions terroristes relèvent de la compétence du FSB, le service de sécurité russe. Le directeur du FSB, Alexandre Bortnikov, a déclaré que les services de sécurité avaient été en contact avec M. Durov, « sans que cela n’aboutisse à quoi que ce soit de positif ».

La répression contre les réseaux sociaux basés à l’étranger

La Russie tente de renforcer son contrôle sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie basés à l’étranger. Les autorités russes ont déjà ralenti les appels vocaux et vidéo sur Telegram, puis bloqué brièvement l’application pour certains utilisateurs au début du mois.

Le milliardaire Pavel Durov, âgé de 41 ans, a dénoncé une « mesure autoritaire » de Moscou et affirmé que Telegram ne changerait pas de cap. « Telegram défend la liberté et la vie privée, quelle que soit la pression exercée », a-t-il déclaré.

La promotion d’une application locale

La Russie a également décidé de bloquer la messagerie américaine WhatsApp, très populaire dans le pays, du fait de la « réticence » de l’entreprise à respecter la loi russe. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a appelé les Russes à utiliser l’application russe MAX, lancée en 2025, qui revendique plus de 75 millions d’utilisateurs.

L’application MAX est présentée comme une « messagerie nationale en émergence » et est considérée comme une alternative aux applications de messagerie étrangères.

Les enjeux plus larges

L’enquête contre Pavel Durov et la répression contre les réseaux sociaux basés à l’étranger soulèvent des questions sur la liberté d’expression et la vie privée en Russie. Les actions de la Russie pourraient avoir des conséquences sur la manière dont les citoyens russes utilisent les réseaux sociaux et les applications de messagerie.

Les entreprises de technologie étrangères pourraient également être touchées par les décisions de la Russie, ce qui pourrait avoir des implications sur le marché mondial de la technologie.

En conclusion, l’enquête contre Pavel Durov et la répression contre les réseaux sociaux basés à l’étranger sont des développements importants qui soulèvent des questions sur la liberté d’expression et la vie privée en Russie. Les conséquences de ces actions pourraient être loin d’être négligeables, tant pour les citoyens russes que pour les entreprises de technologie étrangères.

L’enquête contre Pavel Durov et la répression contre les réseaux sociaux basés à l’étranger pourraient avoir des conséquences sur la manière dont les citoyens russes utilisent les réseaux sociaux et les applications de messagerie, et soulèvent des questions sur la liberté d’expression et la vie privée en Russie.

Les décisions de la Russie pourraient avoir des implications sur le marché mondial de la technologie, et les entreprises de technologie étrangères pourraient être touchées par les conséquences de ces actions.