Un «guide élégance TGV Inoui» à destination des agents de la SNCF a fait l’objet de vives critiques de la part de plusieurs syndicats, notamment Sud-Rail, qui le jugent «sexiste». Selon nos confrères de Le Figaro, ce document de 40 pages aborde l’«élégance à la française» et donne des conseils sur la tenue vestimentaire et le maquillage des agents. La SNCF a assuré avoir retiré le guide en question après les réactions négatives.

Le directeur de TGV-Intercités, Alain Krakovitch, a déclaré sur le réseau social X que le «guide élégance TGV INOUI» n’avait aucune raison d’être et a demandé sa dépublication. Il a également précisé que l’enquête interne devait permettre de comprendre comment ce document a été rédigé et publié sans validation.

Ce qu'il faut retenir

  • La SNCF a retiré un «guide élégance» à destination de ses agents après des critiques de syndicats.
  • Le guide donnait des conseils sur la tenue vestimentaire et le maquillage.
  • Le syndicat Sud-Rail a dénoncé une «normalisation des corps» et des «injonctions esthétiques».

Contexte et réactions

D’après Le Figaro, le guide élégance en question classait les corps en catégories morphologiques (A, V, H, O, X, 8) et prescrivait pour chacune des façons de se «corriger» ou de se «rééquilibrer». Le syndicat Sud-Rail a rappelé que «nul part il n’est stipulé que les cheminotes auraient l’obligation d’adapter leur corps, leur silhouette ou leur apparence aux exigences esthétiques de l’entreprise».

Le syndicat a également souligné que les cheminots «n’ont jamais été recrutés sur leur physique», mais «sur leurs compétences». Il a déclaré que le guide reproduit des stéréotypes de genre profondément datés et est en contradiction directe avec les engagements affichés par l’entreprise pour favoriser un environnement de travail respectueux des femmes et encourager leur recrutement.

Enquête interne et conséquences

SNCF Voyageurs a confirmé que le guide a été diffusé sans validation et a été immédiatement retiré du Sharepoint où il se trouvait. Une enquête est en cours pour déterminer comment il a été rédigé et publié. Le syndicat Sud-Rail a réclamé des explications de la part de la SNCF et a affirmé qu’il ne lâcherait rien face à ces politiques sexistes.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes concernant cette affaire restent à voir. La SNCF devrait fournir plus d’informations sur les résultats de l’enquête interne et les mesures prises pour éviter de telles situations à l’avenir. Les syndicats, notamment Sud-Rail, devraient continuer à suivre de près la situation et à défendre les droits des agents.

La SNCF a déjà fait face à une polémique récente concernant ses espaces «no kids», et cette nouvelle affaire souligne l’importance pour l’entreprise de communiquer clairement et de respecter les droits et la dignité de tous ses agents et passagers.