Alors que la scène musicale française connaît un virage marqué par l’expression de voix féminines affirmées, l’auteure-compositrice et chanteuse Marguerite s’impose comme une figure centrale avec son titre « Les Filles, les meufs », sorti en septembre 2025. Une chanson qui, selon Franceinfo - Culture, dépasse le simple cadre d’un hymne queer pour interroger les mécanismes du patriarcat, tout en offrant une perspective nuancée sur la virilité et ses contradictions.
Ce qu'il faut retenir
- « Les Filles, les meufs » de Marguerite, sorti en septembre 2025, est devenu un hymne queer et féministe, mais aussi une réflexion sur les normes sociales imposées par le patriarcat.
- La chanson, souvent associée à la 12e saison de la Star Academy (2025) où l’artiste a participé, marque un tournant dans la représentation des femmes et des questions de genre en musique.
- Marguerite y aborde la compassion envers les hommes, soulignant les dégâts causés par les stéréotypes de virilité toxique.
- D’autres artistes, comme Suzane (« Virile », 2026), Anne Sylvestre (« Frangines », 1978) ou Barbara Pravi (« Notes pour trop tard », 2019), explorent des thèmes similaires, reflétant une tendance de fond dans la musique actuelle.
- Cette série d’été sur Franceinfo - Culture met en lumière une « révolution de la nouvelle chanson au féminin », selon les termes du chroniqueur Bertrand Dicale.
Un hymne féministe et queer, bien au-delà des clichés
Sorti quelques mois après sa participation à la Star Academy, le titre « Les Filles, les meufs » de Marguerite s’est rapidement imposé comme un morceau emblématique. Franceinfo - Culture souligne que ce succès dépasse la simple dimension commerciale ou identitaire. La chanson devient un symbole de la lutte contre les normes patriarcales, tout en évitant les écueils d’un discours manichéen. « Certains pourraient y voir une forme de mépris envers les hommes, mais Marguerite y intègre aussi des vers empreints de compassion pour la virilité et ses dérives », explique le chroniqueur Bertrand Dicale.
Cette ambiguïté assumée reflète une réalité complexe : la sororité ne se construit pas par l’opposition systématique aux hommes, mais par une remise en question des structures qui limitent tous les genres. « On ne naît pas femme, on le devient » — cette phrase de Simone de Beauvoir résonne particulièrement dans ce contexte, où les artistes féminines redéfinissent leur place dans un paysage musical encore largement dominé par des codes masculins.
Des artistes qui brisent les tabous : une tendance de fond
La chronique de Franceinfo - Culture s’inscrit dans une série estivale dédiée à la « révolution de la nouvelle chanson au féminin ». Pour Bertrand Dicale, cette vague artistique s’étend bien au-delà de Marguerite. D’autres titres récents illustrent cette dynamique : « Virile » de Suzane (2026), qui questionne les stéréotypes de genre, ou encore « Frangines » d’Anne Sylvestre, un classique de 1978 toujours d’une actualité brûlante.
Parmi les œuvres citées, certaines abordent des thèmes comme l’émancipation (« Notes pour trop tard » de Barbara Pravi, réécriture de 2019), la rébellion (« Bandit » de Holly G, 2021), ou encore la célébration de l’identité (« Sé Miimii » de Miimii KDS, 2025). « Ces chansons ne se contentent pas de divertir : elles répondent à des malaises sociaux profonds, notamment chez les jeunes générations », précise Bertrand Dicale.
La sororité, entre empowerment et dialogue
Ce qui frappe dans cette sélection, c’est la diversité des approches. Certaines artistes, comme Natoxie & Bamby avec « BMW » (2023), adoptent un ton provocateur pour dénoncer les inégalités. D’autres, à l’instar de Meryl (« Lajan », 2026), privilégient une introspection plus intime. « La sororité n’est pas un concept monolithique, elle s’adapte aux vécus de chacune », souligne le chroniqueur.
Cette pluralité des voix est essentielle dans un débat où les questions de genre et de sexualité restent souvent polarisées. « Il ne s’agit pas de remplacer un système par un autre, mais de créer des espaces où toutes les expressions sont possibles », explique Bertrand Dicale. Une vision qui rejoint les revendications d’artistes comme Shanika (« Kay ve yo », 2023) ou Maureen (« Tic », 2020), dont les textes mêlent colère et espoir.
Une évolution lente, mais irréversible
Alors que des festivals comme We Love Green (où Marguerite s’est produite en juin 2026) intègrent de plus en plus de projets portés par des femmes, le débat dépasse le cadre strict de la musique. « Ces chansons sont le reflet d’une société en mutation, où les jeunes générations refusent les étiquettes et exigent des espaces de liberté », analyse Bertrand Dicale. Un mouvement qui pourrait bien inspirer d’autres domaines artistiques.
Pour suivre cette chronique et ses futures éditions, les auditeurs peuvent se rendre sur BlueSky ou X (ex-Twitter), où Franceinfo - Culture publie régulièrement des mises à jour. Reste à voir si les radios et les médias traditionnels sauront, à leur tour, amplifier ces voix qui redéfinissent la musique d’aujourd’hui.
Le titre de Marguerite est perçu comme un hymne queer car il célèbre la diversité des identités de genre et des orientations sexuelles, tout en dénonçant les normes sociales restrictives. La chanson aborde frontalement les questions de genre et de sexualité, offrant un espace d’expression pour les communautés LGBTQIA+, indépendamment de l’orientation sexuelle de l’artiste elle-même. Cette approche inclusive en fait un symbole fort pour le mouvement queer.