Avec un financement de huit millions d’euros et un premier prototype déjà en préparation, la startup française Egide entend proposer une solution économique pour intercepter les drones. Une approche qui pourrait transformer la gestion des risques liés à ces appareils volants, d’apres Journal du Geek.

Ce qu'il faut retenir

  • Egide, une startup française, a levé huit millions d’euros pour développer une solution d’interception de drones à moindre coût
  • Un premier prototype est actuellement en phase de préparation
  • L’enjeu : réduire le coût opérationnel des interceptions, souvent bien supérieur au prix du drone lui-même

Un marché en pleine expansion, mais des coûts prohibitifs

Le marché des drones connaît une croissance fulgurante, que ce soit pour des usages civils, militaires ou de surveillance. Pourtant, leur interception reste un défi logistique et financier. Aujourd’hui, les méthodes traditionnelles — comme le brouillage des signaux ou l’utilisation de systèmes anti-drones spécialisés — peuvent coûter plusieurs centaines de milliers d’euros par intervention. Autant dire que la facture s’envole, selon Journal du Geek.

C’est précisément ce problème qu’Egide cherche à résoudre. En proposant une alternative moins onéreuse, la startup pourrait rendre les interceptions plus accessibles aux collectivités, aux entreprises et aux forces de l’ordre. Le coût élevé des solutions actuelles limite en effet leur déploiement, notamment pour les petites structures ou les zones moins densément peuplées.

Un prototype en préparation pour une levée de fonds stratégique

Egide a annoncé avoir finalisé une levée de fonds de huit millions d’euros, un montant qui reflète l’ambition du projet. Ce financement servira notamment à accélérer la R&D et à finaliser le premier prototype opérationnel. Les tests initiaux, menés en conditions réelles, devraient débuter d’ici la fin de l’année 2026, selon les prévisions de l’entreprise.

« Notre objectif est de proposer une solution qui coûte moins cher que le drone lui-même à intercepter », a déclaré Thomas Leroy, cofondateur et PDG d’Egide. « En réduisant les coûts opérationnels, nous voulons démocratiser l’accès à une protection efficace contre les drones, qu’ils soient malveillants ou simplement intrusifs. » Une approche qui pourrait séduire les aéroports, les sites sensibles ou encore les organisateurs d’événements.

Des drones de plus en plus présents, des risques accrus

L’utilisation des drones s’est généralisée ces dernières années, que ce soit pour des livraisons, des inspections industrielles ou des prises de vue aériennes. Cependant, leur présence soulève aussi des questions en matière de sécurité et de respect de la vie privée. Les incidents impliquant des drones malveillants — comme des survols de zones interdites ou des attaques potentielles — se multiplient, poussant les autorités à renforcer les dispositifs de surveillance et d’interception.

En France, plusieurs cas ont déjà été recensés, notamment près d’infrastructures critiques ou lors d’événements publics. Face à cette menace, les solutions actuelles, souvent coûteuses et complexes, peinent à suivre le rythme. Egide pourrait donc combler un vide en offrant une alternative plus abordable, d’apres Journal du Geek.

Et maintenant ?

Si les tests du prototype d’Egide aboutissent, la startup prévoit une commercialisation dès 2027. Une phase de démonstration auprès d’acteurs publics et privés est également envisagée pour convaincre les futurs clients. Reste à voir si les performances du système répondront aux attentes, notamment en termes de fiabilité et de rapidité d’intervention.

Pour l’heure, Egide mise sur une technologie encore confidentielle, mais dont les premiers résultats suscitent déjà l’intérêt des investisseurs. Une chose est sûre : le marché de l’interception de drones est appelé à se structurer, et les acteurs capables de proposer des solutions économiques et efficaces pourraient bien tirer leur épingle du jeu.

Les principaux risques incluent les survols de zones sensibles (aéroports, centrales nucléaires), les intrusions lors d’événements publics, ou encore l’utilisation malveillante de drones pour des attentats ou du trafic. Les autorités doivent constamment adapter leurs dispositifs pour limiter ces menaces.