Selon Le Figaro, le ministère tunisien des Affaires étrangères a annoncé vendredi soir avoir convoqué l'ambassadrice de France à Tunis après la diffusion, par une «chaîne publique française», d'un entretien «avec une personne recherchée par la justice tunisienne». Cet entretien, diffusé récemment, est considéré comme hostile par les autorités tunisiennes.
Le ministère n'a pas identifié la chaîne, pas plus que la personne. Mais il s'agit, selon un commentateur considéré comme proche des cercles du pouvoir, de la chaîne France 24 et d'un entretien récent avec l'ancien président tunisien Moncef Marzouki. Dans un communiqué, le ministère a fait part de la «vive protestation» de la Tunisie, en estimant que de telles émissions s'inscrivaient «dans une démarche d'ingérence inacceptable».
Ce qu'il faut retenir
- L'entretien diffusé par une chaîne française a été considéré comme hostile par les autorités tunisiennes.
- Le ministère tunisien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadrice de France à Tunis.
- L'entretien en question a été donné par l'ancien président tunisien Moncef Marzouki, qui est recherché par la justice tunisienne.
Contexte et réactions
D'après Le Figaro, le ministère tunisien des Affaires étrangères a dénoncé ce qu'il considère comme une «répétition délibérée de telles pratiques sur des médias publics français, utilisés pour diffuser des contenus incitant à la haine et des allégations mensongères à l'encontre de l'État tunisien». Le ministère a également jugé que le fait que le média concerné soit «public et officiel» engageait «la responsabilité morale de l'État français».
Comme le rapporte Le Figaro, l'ancien président Moncef Marzouki, qui vit en exil en France, est un critique virulent du président Kaïs Saïed. Il a été condamné par contumace en Tunisie à plusieurs peines de prison, notamment pour atteinte à la sûreté de l'État. Dans des entretiens cette semaine à France24, en arabe et en français, il a déclaré que la Tunisie passait par une «crise politique d'une gravité exceptionnelle» et jugé que la situation allait «exploser».
Conséquences et perspectives
Selon Le Figaro, des ONG dénoncent une régression des droits et libertés en Tunisie, berceau du Printemps arabe, depuis un coup de force en juillet 2021 du président Saied par lequel il s'est octroyé les pleins pouvoirs. La situation en Tunisie reste tendue, avec des critiques contre le président Kaïs Saïed et des inquiétudes quant à l'avenir de la démocratie dans le pays.
La situation en Tunisie et les relations avec la France restent à suivre de près pour comprendre les développements futurs. Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer la direction que prendra la Tunisie et comment les relations diplomatiques avec la France évolueront.