La situation en Cisjordanie occupée est marquée par une violence persistante de la part des colons israéliens envers les Palestiniens, selon Le Monde. Arie Perliger, professeur à l’université du Massachusetts à Lowell et spécialiste du terrorisme d’extrême droite en Israël et aux Etats-Unis, a accordé un entretien au « Monde » pour discuter des ressorts idéologiques de cette violence et des responsabilités du gouvernement israélien.
Ce contexte de violence est loin d’être nouveau, mais il prend une ampleur particulière dans les territoires occupés, où les colons semblent agir avec une impunité relative. Les Palestiniens, quant à eux, subissent les conséquences de ces actes, qui vont de la destruction de leurs propriétés à des violences physiques.
Ce qu'il faut retenir
- La violence des colons en Cisjordanie occupée est qualifiée de terrorisme ordinaire par Arie Perliger.
- Les ressorts idéologiques de cette violence sont liés à l’extrême droite en Israël.
- Le gouvernement israélien est considéré comme responsable de la persistance de cette situation.
Les ressorts idéologiques de la violence
Arie Perliger explique que la violence des colons est enracinée dans une idéologie qui combine éléments d’extrême droite et de nationalisme religieux. Cette idéologie justifie, aux yeux de ses partisans, la violence envers les Palestiniens comme un moyen de défendre la « terre d’Israël ».
Cette vision du monde est non seulement préjudiciable aux Palestiniens mais également aux Israéliens qui cherchent à vivre en paix avec leurs voisins. La polarisation croissante de la société israélienne autour de ces questions rend de plus en plus difficile un dialogue constructif.
Les responsabilités du gouvernement israélien
Le gouvernement israélien est accusé de ne pas prendre les mesures nécessaires pour empêcher ces violences et, dans certains cas, de les encourager implicitement. La construction de colonies et l’expansion des implantations existantes sont vues comme des provocations supplémentaires.
Les déclarations officielles condamnant la violence sont souvent contredites par des actions concrètes qui semblent favoriser l’expansion des colonies, renforçant ainsi le sentiment d’impunité parmi les colons.
En conclusion, la situation en Cisjordanie occupée nécessite une attention et une action immédiates de la part de la communauté internationale pour prévenir de nouvelles escalades de violence et pour promouvoir un dialogue constructif entre les parties en conflit.