Contrairement aux idées reçues, la pratique assidue d’un sport en salle ne serait pas le facteur déterminant pour vivre plus longtemps en bonne santé. Selon Top Santé, un chercheur américain en longévité avance que l’activité physique doit s’inscrire naturellement dans le quotidien pour en maximiser les bénéfices.
Ce qu'il faut retenir
- Le sport en salle n’est pas la priorité : l’expert privilégie une activité physique intégrée, comme la marche ou les tâches domestiques.
- Le mouvement quotidien compte davantage que les séances de sport structurées, selon ses travaux.
- L’expert américain en longévité — dont le nom n’est pas précisé dans l’article — insiste sur l’importance de la régularité plutôt que de l’intensité.
Une approche alternative à la salle de sport
Dans une tribune relayée par Top Santé, ce chercheur américain en longévité explique que les personnes vivant le plus longtemps ne cherchent pas à se forcer à faire du sport. Pour lui, la clé réside dans l’intégration naturelle de l’activité physique dans les gestes du quotidien. Autrement dit, monter les escaliers plutôt que prendre l’ascenseur, marcher pour se rendre au travail ou encore jardiner seraient des alternatives plus efficaces qu’une heure de musculation en salle.
L’expert, dont les travaux s’appuient sur des études épidémiologiques, souligne que cette approche évite l’épuisement et favorise une activité durable. « Les personnes qui vivent le plus longtemps ne se forcent pas à faire du sport », précise-t-il. Selon lui, le mouvement doit rester un plaisir ou une habitude, et non une contrainte.
Le mouvement régulier, pilier de la santé à long terme
L’expert américain insiste sur la régularité plutôt que sur l’intensité. Pour lui, une marche quotidienne de 30 minutes ou des activités comme la natation ou le vélo, pratiquées de manière modérée, suffisent à préserver la santé cardiovasculaire et musculaire. Cette approche rejoint les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui préconise 150 minutes d’activité physique modérée par semaine pour les adultes.
Contrairement à certaines idées reçues, il n’est pas nécessaire de s’adonner à des séances intensives pour en tirer des bénéfices. Les études citées par Top Santé montrent que les personnes âgées de 80 ans et plus, souvent actives au quotidien, présentent moins de risques de maladies chroniques que celles qui pratiquent occasionnellement un sport en salle.
Une vision qui bouscule les habitudes
Cette vision remet en cause la culture du sport intensif et de la performance, souvent associée à la salle de sport. Pour l’expert, l’objectif n’est pas de rivaliser avec des athlètes, mais de maintenir un niveau d’activité suffisant pour préserver son autonomie. Autant dire que le modèle traditionnel de la salle de sport, avec ses abonnements et ses séances chronométrées, pourrait ne pas convenir à tous.
Les adeptes du « tout en salle » pourraient ainsi être surpris par cette approche, qui privilégie la simplicité et la constance. Le chercheur américain rappelle que les personnes vivant dans des zones rurales ou des pays où la marche est un mode de déplacement courant affichent souvent une espérance de vie plus élevée.
Reste à savoir si cette vision sera adoptée par les professionnels de la santé et intégrée dans les programmes de prévention. Pour l’instant, elle offre une alternative séduisante à ceux qui cherchent à allier activité physique et plaisir, sans contraintes excessives.