Selon nos confrères de BFM - Faits Divers, l'affaire Edwige Alessandri, surnommée « la veuve noire », a été réexaminée par le journaliste Geoffrey Le Guilcher, qui conclut à son innocence. Edwige Alessandri a été condamnée trois fois pour le meurtre de son mari en 2000, un crime qu'elle nie toujours.
Le journaliste Geoffrey Le Guilcher a mené une contre-enquête approfondie, analysant les 7 000 pages du dossier, et a publié un livre intitulé « Les deux mégots » aux éditions de la Goutte d'Or. Il assure que « la première enquête, menée par le juge d'instruction et les gendarmes, était biaisée. De nombreux faits ont été manipulés. Il y a eu beaucoup d'incompétence et de misogynie ».
Ce qu'il faut retenir
- Edwige Alessandri a été condamnée trois fois pour le meurtre de son mari en 2000.
- Elle nie toujours les faits et soutient la thèse d'un cambriolage qui aurait mal tourné.
- Le journaliste Geoffrey Le Guilcher a mené une contre-enquête et conclut à son innocence.
- L'enquête initiale a été biaisée, avec manipulation de faits et preuves.
- Un ADN masculin inconnu trouvé sur les mégots n'a pas été placé au fichier national automatique des empreintes génétiques (FNAEG).
- Les aveux d'un témoin, Yohan, ont été obtenus sous la pression et sont considérés comme non fiables.
L'enquête initiale et ses dysfonctionnements
Geoffrey Le Guilcher a souligné les nombreuses irrégularités de l'enquête initiale, notamment la manipulation de preuves et la non-prise en compte de certaines pistes, comme celle du cambriolage. L'ADN masculin inconnu trouvé sur les mégots, qui aurait pu être un indice important, n'a pas été traité correctement.
Les gendarmes ont également utilisé des méthodes déloyales pour obtenir les aveux de Yohan, qui n'avait que 18 ans à l'époque et n'avait pas d'avocat. Ses aveux n'étaient pas circonstanciés et ne correspondaient pas aux constatations scientifiques.
Les conséquences pour Edwige Alessandri
Edwige Alessandri a toujours soutenu qu'elle était innocente et que les faits lui étaient reprochés à tort. Elle a survécu à la prison et à l'accusation d'avoir tué l'homme qu'elle aimait, et a toujours eu la conviction qu'elle serait innocentée.
Après avoir lu le livre de Geoffrey Le Guilcher, elle a confié qu'elle marchait de nouveau la tête haute. Elle n'en a jamais voulu à Yohan, qu'elle considère comme un victime de la pression policière.
En conclusion, l'affaire Edwige Alessandri est un exemple troublant de dysfonctionnement de la justice, avec des preuves manipulées, des aveux obtenus sous la pression et une enquête biaisée. Il est à espérer que la vérité finira par éclater et que justice sera rendue à Edwige Alessandri.
