Le 25 février 2026, lors du match retour de barrages de la Ligue des champions de football contre Monaco, le Collectif ultras Paris, groupe des ultras du Paris Saint-Germain (PSG), a déployé une banderole de soutien à Achraf Hakimi, vice-capitaine de l’équipe, dans le virage Auteuil du Parc des Princes, à Paris. Selon nos confrères de Le Monde, cette action a été menée après que la veille, une juge d’instruction ait ordonné la mise en accusation pour « viol » du joueur devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine.
La banderole « Achraf, total soutien » a été rapidement conspuée par plusieurs associations et militantes féministes, soulignant la responsabilité du club dans l’affaire. La conseillère de Paris (Les Ecologistes) Alice Coffin a rappelé sur Instagram qu’elle avait été brutalisée par le service d’ordre du Parc des Princes lorsqu’elle avait tenté, en 2023, de déployer dans les tribunes une banderole de soutien à des footballeuses victimes d’agressions sexuelles.
Ce qu'il faut retenir
- Achraf Hakimi, vice-capitaine du PSG, a été mis en accusation pour « viol ».
- Le Collectif ultras Paris a déployé une banderole de soutien à Hakimi lors du match contre Monaco.
- La banderole a été conspuée par des associations et militantes féministes.
La position du PSG
L’état-major du PSG tente aujourd’hui de tenir une délicate position d’équilibriste, entre défense de son salarié, indulgence pour ses fans et obligations morales. D'après Le Monde, les dirigeants du Collectif ultras Paris et leur avocat n’ont pas répondu aux questions posées.
Le club est confronté à une situation complexe, où il doit équilibrer son soutien à son joueur avec la nécessité de respecter les obligations morales et légales. La situation soulève des questions sur la responsabilité des clubs de football dans la gestion des comportements de leurs joueurs et sur la manière dont les supporters peuvent exprimer leur soutien sans banaliser ou minimiser les faits reprochés.
Les réactions
Les réactions à la banderole de soutien ont été vives, avec des critiques envers le club et les supporters pour leur manque de sensibilité à l’égard des victimes de viol. La conseillère de Paris, Alice Coffin, a souligné l’hypocrisie de la situation, rappelant son propre expérience de brutalisation par le service d’ordre du Parc des Princes lorsqu’elle avait tenté de soutenir des victimes d’agressions sexuelles.
Ces réactions mettent en lumière les défis auxquels les clubs de football sont confrontés lorsqu’ils doivent gérer des situations délicates impliquant leurs joueurs et les attentes de leurs supporters.
En conclusion, l’affaire Hakimi met en lumière les complexités et les défis auxquels les clubs de football sont confrontés lorsqu’ils doivent équilibrer leur soutien à leurs joueurs avec les obligations morales et légales, ainsi que les attentes de leurs supporters.
