Dans un éditorial publié ce 1er juin 2026, Yves Thréard, éditorialiste du Figaro, critique vivement la stratégie communicationnelle de La France insoumise (LFI) après les violences survenues lors des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions. L’article souligne que le parti cherche à instrumentaliser ces événements pour capter des voix dans les quartiers populaires, au détriment de l’intérêt général.
Ce qu'il faut retenir
- Clémence Guetté, députée LFI, a attribué uniquement à la police la responsabilité des violences post-victoire du PSG, accusant les forces de l’ordre d’avoir « chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement ».
- Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a régulièrement appelé à mobiliser « la jeunesse et les quartiers populaires », une stratégie électoraliste contestée.
- LFI cible spécifiquement les « casseurs, minorités issues de l’immigration et populations revendicatives » pour élargir son électorat, selon l’éditorialiste.
- Cette approche est présentée comme calculée et intégrée à une « marketing électoral très contrôlé », selon le Figaro.
- Le parti assume pleinement sa volonté de mobilisation dans les milieux populaires, une stratégie déjà évoquée par Mélenchon en 2024.
Une rhétorique ciblée sur les violences policières
Selon le Figaro, Clémence Guetté, figure de proue de LFI, a adopté une posture radicale en imputant l’entière responsabilité des débordements à la police. Dans une déclaration relayée par l’éditorial, elle a affirmé que les forces de l’ordre avaient « chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement ». Cette prise de position s’inscrit dans une logique plus large, où LFI cherche à se présenter comme le défenseur des quartiers populaires face à un État perçu comme répressif.
Cette analyse rejoint les accusations récurrentes de LFI contre les institutions, notamment après des événements similaires lors de précédents rassemblements. Le parti n’hésite pas à dénoncer une « violence d’État », une rhétorique qui lui permet de fédérer autour de thèmes comme la justice sociale et la défense des minorités.
Une stratégie électoraliste assumée par Mélenchon
Le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a explicitement encouragé cette approche lors d’une intervention en 2024. Interrogé sur les moyens de mobiliser les électeurs, il avait conseillé à ses partisans de « mobiliser la jeunesse et les quartiers populaires ». Une méthode que le Figaro qualifie de « calculée », visant à élargir son électorat en exploitant les frustrations sociales.
Cette stratégie s’accompagne d’une focalisation sur les minorités et les populations issues de l’immigration, présentées comme des cibles privilégiées pour LFI. L’éditorial insiste sur le fait que le parti mise sur une « ambiance révolutionnaire » pour séduire ces publics, quitte à minimiser les violences ou à les présenter comme des réponses légitimes à une oppression structurelle.
LFI au cœur d’une polémique récurrente
Le parti n’en est pas à sa première controverse. Depuis des années, LFI est régulièrement accusé de diviser la société française en opposant « le peuple » à « l’élite », ou en diabolisant les institutions. Après les violences post-PSG, le Figaro rappelle que cette rhétorique s’inscrit dans une logique de « marketing électoral très contrôlé », où chaque déclaration est pensée pour maximiser l’impact médiatique et politique.
Les critiques ne se limitent pas à LFI. D’autres observateurs soulignent que cette stratégie repose sur une opposition binaire entre « les dominants et les dominés », une vision qui, selon ses détracteurs, simplifie à l’excès les enjeux sociaux et économiques. Pour ses partisans, en revanche, cette approche reflète une volonté de donner une voix aux oubliés de la République.
Un contexte politique tendu avant 2027
Alors que la présidentielle de 2027 se profile, cette polémique intervient dans un contexte où les sondages placent Jordan Bardella en tête, devant Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon, ce dernier étant donné comme un outsider en embuscade. Le Figaro note que LFI mise sur des thèmes mobilisateurs pour tenter de renverser cette dynamique, en ciblant des électorats traditionnellement abstentionnistes ou méfiants envers les partis traditionnels.
Cette stratégie s’accompagne d’une critique systématique des médias, souvent accusés de partialité, et d’une défiance envers les institutions judiciaires et policières. Une posture qui, pour ses détracteurs, révèle une volonté de s’affranchir des règles démocratiques au profit d’une logique de confrontation permanente.
Pour ses opposants, cette approche risque d’aggraver les divisions sociales, tandis que ses partisans y verront une nécessité pour faire entendre des revendications longtemps ignorées. Une chose est sûre : le débat sur la place de la police, la justice sociale et la représentativité politique ne fera que s’intensifier d’ici 2027.
Selon le Figaro, LFI mise sur ces territoires pour élargir son électorat en exploitant les frustrations sociales et en se présentant comme le défenseur des minorités face à un État perçu comme répressif. Cette stratégie s’inscrit dans une logique électoraliste, où chaque événement, comme les violences post-PSG, est utilisé pour renforcer cette image.
Les prochaines élections majeures seront les municipales de 2026, suivies de la présidentielle de 2027. Ces scrutins permettront d’évaluer l’impact de la stratégie de LFI et son influence sur le paysage politique français.