Selon Futura Sciences, le débat entre les régimes pauvres en graisses et ceux pauvres en glucides est peut-être moins important que l'on ne pense pour protéger son cœur. Une étude menée par des chercheurs en santé publique de l'université Harvard et publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (JACC) en février 2026, suggère que l'accent devrait être mis sur la qualité des aliments plutôt que sur leur teneur en nutriments.
Les chercheurs ont suivi près de 200 000 hommes et femmes aux États-Unis pendant trente ans, accumulant ainsi plus de 5,2 millions de personnes-années de données. Les résultats montrent que parmi les régimes pauvres en graisses comme parmi les régimes pauvres en glucides, certains protègent le cœur nettement mieux que d'autres, et cela n'est pas dû à la quantité de nutriments mais à leur origine.
Ce qu'il faut retenir
- La qualité des aliments est plus importante que leur teneur en nutriments pour une bonne santé cardiovasculaire.
- Les régimes pauvres en graisses ou en glucides peuvent avoir des effets opposés sur le cœur en fonction de la qualité des aliments qui les composent.
- Les aliments transformés, les protéines et les graisses d'origine animale, ainsi que le manque de légumes, de fruits, de céréales complètes et de bonnes graisses, peuvent rendre un régime défavorable au cœur.
Zhiyuan Wu, épidémiologiste à Harvard et responsable de ces travaux, explique que « l'enjeu n'est pas de couper dans les glucides ou dans les lipides, mais de choisir les aliments qui composent ces régimes ». Il souligne que se concentrer sur la composition en nutriments sans considérer la qualité des produits ne suffit pas à produire un bénéfice pour la santé cardiovasculaire.
Harlan Krumholz, cardiologue à l'université Yale et rédacteur en chef du JACC, estime que ces résultats font sortir la discussion de l'affrontement entre pauvre en glucides et pauvre en graisses. Il précise que privilégier les aliments d'origine végétale, les céréales complètes et les bonnes graisses reste associé à de meilleurs résultats cardiovasculaires, quelle que soit la réduction de l'un ou l'autre type de nutriment.
Ces conclusions rejoignent un ensemble de données convergentes : limiter les produits transformés et augmenter la part de légumes et de céréales complètes bénéficie à un large éventail d'indicateurs de santé. Les régimes stricts fondés sur le comptage des calories, des glucides ou des lipides n'apparaissent pas indispensables.
En conclusion, la clé d'une bonne santé cardiovasculaire pourrait bien se trouver dans une alimentation équilibrée et variée, riche en aliments de qualité, plutôt que dans des régimes restrictifs basés sur la réduction de certains nutriments.