La ministre fédérale allemande de l’Économie et de l’Énergie, Katherina Reiche (CDU), a annoncé lors d'une conférence de presse au ministère fédéral de l’Économie et de l’Énergie le 17 mars 2026, que le gouvernement allemand prévoit de présenter un nouveau projet de loi visant à renforcer le contrôle des prix des carburants. Cette initiative fait suite à une hausse significative des prix à la pompe en Allemagne, supérieure à la moyenne européenne, et vise à contraindre les compagnies pétrolières soupçonnées d'abus à prouver la légalité de leurs actions et à détailler la formation de leurs prix.
Ce qu'il faut retenir
- Le gouvernement allemand prévoit de renforcer le contrôle des prix des carburants en obligeant les compagnies pétrolières à justifier toute hausse tarifaire.
- L'Office fédéral des cartels (BKA) va voir ses moyens renforcés pour contrôler et stopper les surcharges de prix dans le commerce de gros.
- Le projet de loi doit être présenté cette semaine au Parlement pour une première lecture, avec une publication espérée au plus tard début avril.
Nouvelles mesures pour plus de transparence
Le projet de loi prévoit d'inverser la charge de la preuve, obligeant ainsi les compagnies pétrolières à démontrer la légalité de leurs actions en cas de soupçon d'abus. Le BKA sera en mesure de demander aux entreprises de justifier leurs prix et la manière dont ils sont fixés, afin d'accroître la transparence et d'intensifier la concurrence dans le secteur. La ministre Reiche a souligné l'importance de cette mesure pour assurer un contrôle adéquat des prix et empêcher les hausses abusives.
Réserve stratégique de gaz et mesures d'urgence
En parallèle, le gouvernement allemand envisage la création d'une réserve stratégique de gaz sécurisée, distincte du marché, pour faire face aux situations d'urgence éventuelles. Cette initiative, actuellement en phase d'expertise, pourrait être mise en place en prévision de l'hiver prochain. La ministre a également mentionné la possibilité pour l'État de rétrocéder aux automobilistes des recettes de TVA supplémentaires, tout en écartant pour l'instant une réduction des taxes sur l'énergie et le carbone pour préserver les finances publiques.
