Vingt ans après avoir accueilli la Coupe du monde masculine en 2006, l’Allemagne envisage à nouveau d’organiser le Mondial, cette fois pour les éditions 2038 ou 2042. Selon RMC Sport, la Fédération allemande de football (DFB) a confirmé sa volonté de déposer une candidature, tout en laissant la porte ouverte à une participation dès 2038 sous réserve d’une adaptation du règlement de la FIFA.
Ce qu'il faut retenir
- L’Allemagne souhaite organiser la Coupe du monde masculine en 2042, avec une possible candidature pour 2038 si la FIFA assouplit son principe de rotation continentale
- Le pays dispose déjà des infrastructures nécessaires en termes de stades, transports et hébergement, selon Axel Hellmann, membre du conseil d’administration de la DFB
- La FIFA impose actuellement une rotation minimale de deux confédérations entre deux éditions organisées sur le même continent, ce qui complique une candidature allemande pour 2038
- L’édition 2034 sera attribuée à l’Arabie saoudite, tandis que 2038 devrait revenir à l’Océanie ou à l’Amérique du Nord selon les règles actuelles
- La Mannschaft, quadruple championne du monde, n’a plus remporté le titre depuis 2014 et a connu des éliminations précoces en 2018 et 2022
Une candidature pour 2042 confirmée, avec une ouverture sur 2038
La DFB a officiellement exprimé son intérêt auprès du média The Athletic, comme le rapporte RMC Sport. « Nous adorerions, et il y a une initiative de Neuendorf [Bernd, président de la DFB] et de la DFB pour candidater pour l’édition 2042, peut-être même 2038 », a déclaré Axel Hellmann, membre du conseil d’administration de la Fédération allemande, mardi 5 août 2026. Ce dernier a précisé que la décision dépendrait des régulations de la FIFA, notamment en matière de rotation continentale.
La DFB met en avant les atouts de l’Allemagne en matière d’infrastructures. « Tous les matchs se joueront à guichets fermés. Ce sera un succès », a affirmé Hellmann. Il a également souligné que le pays disposait de tous les éléments nécessaires pour organiser un Mondial de qualité : stades modernes, réseaux de transport efficaces et capacité hôtelière suffisante. « Une candidature est envisageable pour 2038, mais je suis sûr que nous avons de grandes chances pour 2042 de mener une campagne réussie », a-t-il ajouté.
Un obstacle majeur : le principe de rotation de la FIFA
Cependant, un frein important subsiste. Le règlement actuel de la FIFA impose une rotation minimale de deux confédérations entre deux éditions organisées sur le même continent. Avec l’édition 2030 répartie sur trois continents, dont l’Europe, la Coupe du monde 2034 a été attribuée à l’Arabie saoudite, membre de la Confédération asiatique. Si la FIFA maintient ce principe, l’Allemagne ne pourrait pas organiser le Mondial avant 2042, voire 2046.
En effet, selon les règles de rotation, l’édition 2038 devrait revenir à l’Océanie ou à l’Amérique du Nord. L’Australie, bien que membre de la Confédération asiatique, est souvent associée à la région océanienne dans les discussions. Les États-Unis, qui ont co-organisé le Mondial 2026 avec le Canada et le Mexique, pourraient ainsi être favorisés pour 2038. La FIFA accepterait-elle une exception pour permettre à l’Allemagne de se présenter dès 2038 ? Rien n’est moins sûr.
Une équipe nationale en quête de renouveau après des échecs récents
L’équipe d’Allemagne, quadruple championne du monde (en 1954, 1974, 1990 et 2014), traverse une période difficile. Depuis son dernier titre en 2014, la Mannschaft a enchaîné les contre-performances en phase finale. Lors des deux dernières éditions, en 2018 et 2022, elle a été éliminée dès la phase de groupes. En 2026, elle a atteint les seizièmes de finale avant d’être éliminée. Ces résultats contrastent avec l’image d’un pays habitué aux succès internationaux.
Pour Axel Hellmann, l’organisation d’une Coupe du monde en Allemagne pourrait aussi servir de levier pour relancer l’équipe nationale. « Ce sera un succès » en termes d’organisation, mais aussi un moyen de redonner confiance aux joueurs et aux supporters, a-t-il indiqué. La candidature s’inscrit donc dans une stratégie plus large pour redorer le blason du football allemand.
En attendant, la pression est déjà palpable. Comme le rappelle Axel Hellmann, le pays a prouvé par le passé qu’il pouvait organiser un Mondial à la hauteur des attentes. Reste à savoir si la FIFA sera prête à faire preuve de flexibilité pour permettre à l’Allemagne de briser le cycle de rotation continentale.
Le règlement de la FIFA impose une rotation minimale de deux confédérations entre deux éditions organisées sur le même continent. Avec l’édition 2030 en Europe et 2034 en Asie, l’Europe ne peut pas organiser le Mondial avant 2042 ou 2046 selon les règles actuelles. Une exception serait nécessaire pour permettre à l’Allemagne de se présenter dès 2038.
L’Allemagne dispose d’infrastructures modernes, avec des stades de qualité et une capacité hôtelière suffisante. Le pays a déjà organisé avec succès la Coupe du monde 2006, prouvant sa capacité à accueillir un événement de cette envergure. Selon Axel Hellmann, tous les matchs pourraient se jouer à guichets fermés, garantissant ainsi un succès populaire et économique.