Selon Le Monde, le Musée égyptien du Caire, inauguré en 1902 en plein cœur de la capitale, n’a pas fermé ses portes après l’ouverture du Grand musée égyptien en 2025, situé à proximité des pyramides de Gizeh. Malgré le transfert des trésors les plus emblématiques, comme ceux du tombeau de Toutankhamon, l’établissement historique conserve encore des collections de grande valeur, rappelant son rôle central dans la préservation du patrimoine égyptien.

Ce qu'il faut retenir

  • Un musée historique ouvert depuis 1902, situé en plein centre-ville du Caire.
  • Malgré l’ouverture en 2025 du Grand musée égyptien près des pyramides, il reste en activité.
  • Certaines pièces majeures, dont celles du tombeau de Toutankhamon, ont été déplacées.
  • D’autres artefacts de grande valeur y sont toujours conservés et exposés.

Un patrimoine toujours en mouvement

Le Musée égyptien du Caire, établi il y a plus d’un siècle, a longtemps été la vitrine des découvertes archéologiques du pays. Selon Le Monde, sa fermeture n’a pas été actée après l’inauguration du Grand musée égyptien, un projet pharaonique visant à regrouper l’essentiel des collections égyptiennes. Pourtant, les pièces les plus prestigieuses, comme celles issues de la tombe de Toutankhamon, ont bien été transférées vers ce nouveau site, conçu pour accueillir des millions de visiteurs chaque année.

Bref, l’ancien musée n’est pas devenu un simple vestige du passé. Il conserve encore des milliers d’objets, certains moins médiatisés mais tout aussi significatifs pour l’histoire de l’Égypte ancienne. Parmi eux figurent des statues, des papyrus et des bijoux, qui continuent d’attirer chercheurs et touristes dans ses salles.

Un écrin qui résiste au temps

Contrairement à ce que certains observateurs auraient pu imaginer, le bâtiment historique n’a pas été abandonné. Comme le rapporte Le Monde, il reste ouvert au public, offrant un accès à des collections variées, même si celles-ci ne rivalisent plus avec l’éclat des trésors exposés à Gizeh. Le contraste entre les deux musées est frappant : d’un côté, un écrin moderne, vaste et lumineux, conçu pour impressionner ; de l’autre, un lieu chargé d’histoire, où chaque pierre semble raconter une époque révolue.

Les autorités égyptiennes ont ainsi choisi de maintenir deux sites complémentaires. Le Musée du Caire, avec son architecture néoclassique et son ambiance intime, offre une expérience différente de celle du Grand musée, plus monumental. Pour les amateurs d’égyptologie, cette dualité permet de comparer les approches de conservation et de valorisation du patrimoine.

Des enjeux de conservation et de fréquentation

Le maintien en activité du Musée égyptien du Caire soulève des questions sur la gestion des flux touristiques et la préservation des œuvres. Selon Le Monde, les autorités ont opté pour une répartition des trésors entre les deux sites, afin de préserver les objets les plus fragiles dans des conditions optimales. Le nouveau musée, avec ses technologies de pointe, permet un contrôle strict de l’humidité et de la lumière, deux éléments critiques pour la conservation à long terme.

Côté fréquentation, l’ancien musée attire toujours un public fidèle, notamment des chercheurs et des passionnés d’histoire. Certains guides locaux soulignent que la visite du Musée du Caire offre une immersion dans l’atmosphère des fouilles archéologiques des années 1900, là où le Grand musée égyptien mise davantage sur le spectaculaire. Autant dire que les deux institutions répondent à des attentes différentes, sans que l’une ne cannibalise l’autre.

Et maintenant ?

Pour les prochains mois, les autorités égyptiennes n’ont pas annoncé de fermeture définitive du Musée du Caire. Une évaluation de la fréquentation et de l’état des collections devrait être menée d’ici fin 2026, afin de décider si l’établissement doit conserver son rôle actuel ou évoluer vers une autre mission, comme un musée plus spécialisé ou un centre de recherche. En attendant, les visiteurs peuvent encore admirer des pièces uniques dans ce lieu chargé d’histoire.

Reste à voir si cette cohabitation entre les deux musées perdurera ou si, à terme, une partie des collections du Musée du Caire sera également transférée vers Gizeh. Pour l’heure, l’ancien écrin du Caire continue de briller, même si son éclat s’est quelque peu estompé face à l’éclat du nouveau géant égyptien.

Selon Le Monde, les vestiges les plus emblématiques du tombeau de Toutankhamon, dont son masque funéraire, ont été déplacés vers le nouveau musée de Gizeh. D’autres artefacts pharaoniques, comme des sarcophages ou des statues colossales, ont également suivi le même chemin.