L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a formulé une demande officielle à Samsung ce 9 août 2026, exigeant le rappel immédiat de son modèle Galaxy A55 sur le marché français. Selon le communiqué publié par l’autorité de régulation, ce smartphone ne respecte pas les exigences réglementaires en vigueur concernant les émissions électromagnétiques et les normes de conformité.
Ce qu'il faut retenir
- L’ANFR demande le rappel du Samsung Galaxy A55 en France pour non-respect des normes réglementaires.
- Le modèle est accusé de ne pas se conformer aux exigences en matière d’émissions électromagnétiques.
- Samsung est sommé de retirer le produit des rayons et des canaux de distribution sous 15 jours.
- Les utilisateurs concernés sont invités à cesser l’utilisation du téléphone jusqu’à nouvel ordre.
- Cette décision s’inscrit dans le cadre des contrôles systématiques menés par l’ANFR sur les équipements radioélectriques.
D’après Frandroid, cette décision fait suite à des tests réalisés par l’ANFR qui ont révélé des écarts entre les spécifications techniques déclarées par Samsung et les mesures réelles effectuées en laboratoire. « Ce téléphone n’aurait jamais dû être mis sur le marché en France », a déclaré un porte-parole de l’agence, soulignant que la réglementation européenne impose des limites strictes en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques. L’ANFR a également rappelé que le non-respect de ces normes pouvait exposer les consommateurs à des risques sanitaires, même si ceux-ci restent encore débattus scientifiquement.
La procédure engagée contre Samsung s’appuie sur l’article 3.2 de la directive européenne 2014/53/UE, qui encadre la mise sur le marché des équipements radioélectriques. L’ANFR a donné un délai de 15 jours à la firme sud-coréenne pour organiser le retrait des appareils déjà commercialisés. Passé ce délai, l’agence se réserve le droit de saisir la justice et d’imposer des sanctions financières pouvant aller jusqu’à 50 000 euros par appareil vendu.
Un modèle populaire sous le feu des projecteurs
Le Galaxy A55, sorti en mars 2025, s’était imposé comme l’un des smartphones les plus vendus dans la gamme moyenne en France, avec plus de 300 000 unités écoulées depuis son lancement. Son prix abordable, autour de 350 euros, et ses fonctionnalités complètes en avaient fait un choix privilégié pour de nombreux consommateurs. Pourtant, cette popularité ne l’a pas protégé des investigations de l’ANFR, qui effectue des contrôles aléatoires sur les appareils les plus répandus.
Frandroid précise que l’ANFR a mené ses tests en collaboration avec le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), confirmant que le Galaxy A55 dépassait de 8 % le seuil maximal autorisé pour les émissions électromagnétiques en bande libre. Ces résultats ont été transmis à la Commission européenne, qui pourrait étendre l’enquête à d’autres pays de l’Union où le modèle est distribué.
Les consommateurs face à une situation incertaine
Les utilisateurs détenteurs d’un Galaxy A55 sont désormais dans l’attente de consignes claires de la part de Samsung et de l’ANFR. L’agence a indiqué qu’un remboursement intégral des appareils concernés serait proposé, mais les modalités pratiques restent à définir. « Nous travaillons d’ores et déjà avec l’ANFR pour apporter une solution rapide et transparente à nos clients », a affirmé un représentant de Samsung, contacté par Frandroid.
Pour autant, la situation crée une certaine confusion parmi les consommateurs. Beaucoup s’interrogent sur les risques réels liés à l’utilisation de leur téléphone en attendant une éventuelle mise à jour logicielle ou un échange. L’ANFR a tenu à rassurer : « Les niveaux d’exposition mesurés ne présentent pas de danger immédiat, mais ils ne respectent pas la réglementation. C’est une question de principe et de conformité. »
Cette affaire rappelle que les obligations réglementaires en matière de santé publique et de normes techniques s’appliquent à tous les acteurs du marché, quelle que soit leur taille. Elle pourrait aussi inciter les fabricants à renforcer leurs procédures internes de validation avant la mise sur le marché de leurs produits.
L’ANFR recommande de cesser immédiatement l’utilisation du téléphone et de se rapprocher du revendeur ou de Samsung pour obtenir un remboursement ou un échange. Les modalités seront précisées dans les prochains jours via un communiqué officiel.
Pour l’heure, l’enquête reste circonscrite à la France, mais la Commission européenne pourrait étendre les vérifications à d’autres États membres si les résultats de l’ANFR le justifient.