L’Argentine a officiellement classé le gang équatorien des Chone Killers comme une organisation terroriste, selon ce qu’a annoncé la présidence argentine le jeudi 6 août 2026. Cette décision intervient dans le cadre d’une visite officielle du président argentin Javier Milei à Quito, où il a rencontré son homologue équatorien, Daniel Noboa. Buenos Aires devient ainsi le premier pays à ajouter ce groupe criminel à sa liste noire, marquant la troisième inscription de ce type pour un gang équatorien en Argentine.

Ce qu'il faut retenir

  • Les Chone Killers sont désormais considérés comme une organisation terroriste par l’Argentine, selon un communiqué officiel diffusé après la rencontre entre Milei et Noboa.
  • Cette décision porte à trois le nombre de gangs équatoriens inscrits sur la liste noire argentine.
  • La rencontre entre les deux chefs d’État a permis de renforcer la coopération sécuritaire entre l’Argentine et l’Équateur.
  • Le président argentin Javier Milei s’est rendu à Quito pour un déplacement officiel de deux jours, axé sur les relations bilatérales.
  • Le terme « terroriste » utilisé par Buenos Aires souligne la gravité attribuée aux activités de ce gang, impliqué dans des trafics et des violences transnationales.

Une décision symbolique dans un contexte de lutte contre le crime organisé

La classification des Chone Killers comme groupe terroriste par l’Argentine s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les organisations criminelles transfrontalières. Selon les autorités argentines, cette mesure vise à renforcer les mécanismes de répression et à faciliter la coordination avec d’autres pays touchés par l’activité de ce gang. Les Chone Killers, originaires de la ville de Chone en Équateur, sont notamment impliqués dans le trafic de drogue, les enlèvements et les homicides ciblés. Leur inscription sur la liste noire argentine leur interdit désormais toute activité financière légale et facilite leur traque par les services de police.

Pour l’Argentine, cette décision envoie un signal fort à ses voisins, alors que les gangs équatoriens étendent leur influence en Amérique du Sud. Les autorités argentines justifient cette mesure par la menace que représentent ces groupes pour la stabilité régionale. « Les Chone Killers ne sont pas de simples délinquants, mais une structure organisée dont les activités menacent la sécurité des États », a indiqué un responsable du ministère argentin de la Sécurité, sous couvert d’anonymat.

Quito et Buenos Aires renforcent leur coopération sécuritaire

La rencontre entre Javier Milei et Daniel Noboa à Quito s’est conclue par la signature d’un accord de coopération en matière de lutte contre le crime organisé. Les deux présidents ont convenu d’intensifier les échanges d’informations et de coordonner des opérations conjointes pour démanteler les réseaux criminels transfrontaliers. « L’Équateur et l’Argentine partagent une préoccupation commune face à l’expansion des gangs équatoriens », a déclaré Noboa lors d’une conférence de presse. Milei, de son côté, a souligné que « la sécurité est une priorité absolue » pour son gouvernement.

Cette visite s’inscrit dans un contexte où l’Équateur fait face à une vague de violence sans précédent, avec une hausse de 50 % des homicides en 2025 selon les dernières statistiques officielles. Les gangs, souvent liés au trafic de drogue, étendent leur emprise sur plusieurs pays, forçant les gouvernements à adopter des mesures exceptionnelles. La classification des Chone Killers par l’Argentine pourrait ainsi servir de précédent pour d’autres nations sud-américaines.

Et maintenant ?

La décision argentine devrait inciter d’autres pays de la région à adopter des mesures similaires à l’encontre des Chone Killers, dont l’influence dépasse désormais les frontières équatoriennes. Une réunion des ministres de l’Intérieur des pays membres du Marché commun du Sud (Mercosur) est prévue pour la mi-septembre 2026 afin d’harmoniser les listes noires des organisations criminelles. En Équateur, le gouvernement Noboa pourrait renforcer les opérations militaires dans les zones contrôlées par les gangs, tandis qu’en Argentine, les autorités préparent déjà des arrestations ciblées.

Reste à voir si cette mesure portera ses fruits, alors que les gangs comme les Chone Killers disposent de ressources importantes et d’un réseau bien établi. Leur inscription sur la liste terroriste pourrait en revanche compliquer leurs activités financières et logistiques, limitant leur capacité à opérer à l’échelle internationale.