Une œuvre d’art inattendue a refait surface à Belle-Île-en-Mer, dans le Morbihan. L’artiste Louise Vo Tan y a présenté, dans la sirène de brume de Port-Coton, une installation en hologrammes reconstituant les trésors de la Couronne française, aujourd’hui disparus du Louvre. Selon Le Monde, cette initiative s’appuie sur des images filmées avant le vol des pièces, offrant un aperçu rare de ces joyaux historiques.
Ce qu'il faut retenir
- Une installation holographique : Louise Vo Tan a recréé en hologrammes les joyaux de la Couronne volés au Louvre, visibles à Belle-Île-en-Mer.
- Un travail préalable au vol : Les images utilisées pour les hologrammes ont été filmées avant le vol, ce qui donne une valeur testimoniale à l’œuvre.
- Un lieu symbolique : La sirène de brume de Port-Coton, à Belle-Île-en-Mer, accueille cette exposition.
- Un rappel historique : Les joyaux de la Couronne, dont la couronne de Charlemagne et le sceptre de Charles V, ont disparu du Louvre en 2017.
L’artiste franco-vietnamienne Louise Vo Tan a choisi un cadre inhabituel pour son projet : la sirène de brume de Port-Coton, un bâtiment emblématique de Belle-Île-en-Mer. Selon Le Monde, cette œuvre en hologrammes s’inspire directement des trésors disparus du Louvre. « J’ai travaillé sur des images filmées avant le vol, afin de restituer l’éclat et la présence de ces objets », a expliqué l’artiste lors de l’inauguration. L’installation, visible dans un lieu public, offre ainsi une immersion visuelle dans l’histoire de la Couronne française.
Le vol des joyaux de la Couronne remonte à septembre 2017, lorsque plusieurs pièces historiques ont été dérobées au Louvre. Parmi les objets manquants figuraient la couronne de Charlemagne, le sceptre de Charles V et l’épée de Napoléon. Malgré les recherches des autorités, ces trésors n’ont jamais été retrouvés. « Cette œuvre est une façon de garder vivante la mémoire de ces objets, même s’ils ne sont plus là », a souligné Louise Vo Tan. Son installation s’inscrit donc dans une démarche à la fois artistique et patrimoniale.
La sirène de brume de Port-Coton, située sur la côte sauvage de Belle-Île-en-Mer, est un lieu chargé d’histoire. Construite en 1869, elle servait autrefois à avertir les navires de l’approche des récifs. Aujourd’hui, elle accueille des expositions temporaires, offrant un cadre poétique et symbolique à l’œuvre de Louise Vo Tan. « Ce lieu est parfait pour évoquer le passé, tout en regardant vers l’avenir », a précisé l’artiste. L’installation, ouverte au public, est accessible jusqu’à la fin de l’été 2026.
Les autorités culturelles n’ont pas encore réagi officiellement à cette exposition. Interrogée par Le Monde, la direction du Louvre s’est contentée d’indiquer qu’elle « prenait note de cette initiative artistique ». Quant à Louise Vo Tan, elle confirme que son travail s’inscrit dans une démarche apolitique : « Je ne cherche pas à remplacer les objets, mais à en proposer une interprétation ».
Parmi les pièces disparues figuraient la couronne de Charlemagne, le sceptre de Charles V, l’épée de Napoléon, ainsi que des joyaux et des objets de regalia.