La verrerie Duralex, symbole du Made in France, est actuellement au centre d'une bataille pour son avenir. Selon BFM Business, l'entreprise passe une ultime audience ce lundi devant le tribunal de commerce d'Orléans, qui pourrait désigner un repreneur et permettre à Duralex de conserver plus d'une centaine d'emplois.
Depuis des mois, la situation de Duralex est incertaine, mais l'espoir de sauver ce fleuron de l'industrie française est toujours présent. L'avenir de Duralex se joue lundi 12 octobre, devant le tribunal de commerce d'Orléans, où une ultime audience doit entériner la fin de la coopérative et départager trois candidats à la reprise, dont deux sont jugés crédibles.
Ce qu'il faut retenir
- Une ultime audience pour déterminer le sort de Duralex et son potentiel repreneur.
- Deux offres de reprise sont jugées crédibles : celles du groupe stéphanois Carlesimo et de l'entrepreneur français Cédric Meston.
- Entre 125 et 155 emplois pourraient être sauvegardés, selon les propositions de reprise.
Le contexte de la reprise
Duralex a été placé en redressement judiciaire le 1er juin, le cinquième en une vingtaine d'années. Mais l'espoir de sauver ce fleuron de l'industrie française, aux verres emblématiques dans les cantines scolaires, en maintenant au moins la moitié des emplois, s'est ravivé au fil des semaines. François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, a estimé que « il y a une certaine forme d'urgence et je pense qu'on arrive vraiment près du dénouement ».
La décision pourrait toutefois être mise en délibéré à une date ultérieure. Mais même si le tribunal ne désigne pas un repreneur dès lundi, l'avenir de Duralex semble se préciser. Suliman El Moussaoui, représentant syndical CFDT, a affirmé à la mi-septembre que « une issue favorable pour Duralex était possible ».
Les offres de reprise
Le tribunal doit examiner lundi les trois offres des candidats à la reprise. Deux sont « bien avancées », selon lui : celle du groupe stéphanois Carlesimo et celle de l'entrepreneur français Cédric Meston. Ce dernier s'appuie sur sa holding Tomé, connue comme cofondateur de la start-up HappyVore (substituts végétaux à la viande) et pour avoir repris Tupperware France en 2025.
Cédric Meston a indiqué aux administrateurs de Duralex qu'il bénéficiait pour son projet du soutien du milliardaire Xavier Niel. Selon le journal La République du Centre, il mobiliserait pour la reprise de Duralex quelque 15 millions d'euros, dont 5 millions de fonds propres.
Les enjeux de la reprise
Les deux offres de reprise crédibles proposent de conserver respectivement 125 et 155 emplois, pour un effectif de 243 salariés en début d'année. À Bercy, on estime que, parmi les trois candidatures, les deux propositions de nature industrielle sont « intéressantes ». La troisième candidature, présentée par la société hongkongaise AA Investments, viserait seulement la reprise de la marque et ne conserverait que trois salariés.
L'actuelle directrice générale Peggy Sadier a estimé que la verrerie était parvenue « à redresser la trésorerie » qui a été multipliée par « huit », selon elle, depuis le changement de direction le 2 avril. « Cela montre qu'il y a une voie pour Duralex », s'est félicitée Mme Sadier.
En tout cas, l'avenir de Duralex sera désormais conditionné par la décision du tribunal et les choix de son potentiel repreneur. Il reste à voir comment les choses évolueront dans les prochaines semaines et mois.