Selon BMF - International, le bilan d'un naufrage survenu au Zimbabwe s'est alourdi à 94 morts, après que la police a repêché deux corps supplémentaires une semaine après l'accident. Le ferry appartenant au gouvernement zimbabwéen avait chaviré le 12 août dernier sur le lac Kariba, faisant près de 100 morts.

Le ministre des Collectivités locales, Daniel Garwe, a affirmé que le naufrage était dû à la « négligence et à une erreur humaine de la part du capitaine du bateau » lors du Conseil des ministres, tout en annonçant l'ouverture d'une enquête. L'embarcation surchargée s'était retournée lors d'un épisode de mauvais temps et de fortes vagues sur cette immense étendue d'eau séparant le Zimbabwe de la Zambie.

Ce qu'il faut retenir

  • Le bilan du naufrage s'est alourdi à 94 morts.
  • Le gouvernement zimbabwéen a pointé du doigt une « erreur humaine » comme cause probable du naufrage.
  • Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.
  • Le ferry opérait depuis 41 ans et disposait d'un certificat de navigabilité délivré par le ministère des Transports.
  • Une alerte des services météorologiques déconseillait la navigation ce jour-là.

Contexte et réactions

Le lac Kariba constitue le plus grand lac artificiel du monde en volume. Le drame a jeté une lumière crue sur l'état des infrastructures dans le pays. La Première dame, Auxillia Mnangagwa, s'est déplacée à Kariba pour apporter son soutien aux familles de victimes.

Le président Emmerson Mnangagwa a ordonné le remplacement du ferry et la réparation en urgence de la route reliant Kariba et Chalalan, la liaison qu'effectuait l'embarcation naufragée. Une rescapée a déclaré que des passagers avaient fait part de leurs inquiétudes au capitaine face à l'agitation des eaux et à la surcharge manifeste du bateau, mais que celui-ci les avait ignorées.

Conséquences et suites

Le naufrage a suscité de vives inquiétudes quant à la sécurité des transports en commun dans le pays. Les autorités ont promis de prendre des mesures pour éviter que de tels accidents ne se reproduisent à l'avenir. Parmi les 83 personnes décédées qui ont été identifiées, 30 étaient des enfants de moins de dix ans, dont un nourrisson d'un mois.

Le gouvernement a assuré que le bateau disposait d'un certificat de navigabilité, délivré par le ministère des Transports, mais des questions subsistent sur les conditions dans lesquelles le ferry opérait et sur les contrôles exercés pour garantir la sécurité des passagers.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer les causes exactes du naufrage et pour que les autorités zimbabwéennes prennent des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des transports. Une enquête approfondie devrait permettre de comprendre les facteurs qui ont contribué à ce drame et d'éviter que de tels accidents se reproduisent.

Le drame du lac Kariba reste un événement marquant qui souligne l'importance de la sécurité et de la vigilance dans les transports, notamment dans les pays où les infrastructures sont vieillissantes ou insuffisantes. Les familles des victimes attendent des réponses et des actions concrètes pour que justice soit faite et pour prévenir de futurs drames.