Le CAC 40 a réussi à grappiller 0,28% vendredi, tout en restant sous la barre symbolique des 8 000 points, selon BFM Bourse. Cette légère hausse intervient sur fond de progression des probabilités de hausse des taux fédéraux à la fin du mois, après l'absence de commentaires de Kevin Warsh en marge des assemblées du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok.

Cette semaine a été marquée par la publication d’indicateurs d’inflation supérieurs aux attentes aux États-Unis, donnant des arguments en faveur d’une hausse des taux dès le mois d’octobre. Les prix, hors alimentation et énergie, ont augmenté de 2,6% en rythme annualisé, dépassant ainsi la cible définie par le consensus de marché de 2,5%.

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 a enregistré une légère hausse de 0,28% vendredi.
  • Les probabilités de hausse des taux fédéraux à la fin du mois ont augmenté.
  • Les indicateurs d’inflation aux États-Unis ont dépassé les attentes.
  • Les prix, hors alimentation et énergie, ont augmenté de 2,6% en rythme annualisé.

Les déclarations des experts

Bastien Drut a déclaré : « Le fait que l'inflation surprenne à la hausse maintient la pression sur la Fed car cela fait désormais plus de 5 ans et demi que l'inflation est au-dessus de sa cible. Même si la hausse de l'inflation cette année s'explique essentiellement par la hausse des prix de l'énergie, l'inflation sous-jacente ne montre toujours pas de vrai signe de baisse : c'est la mauvaise surprise de ce rapport. »

Bret Kenwell, analyste des marchés américains pour etoro, a ajouté : « Les ventes au détail de septembre ont dépassé les attentes, atténuant les craintes d’un essoufflement des consommateurs. Dans le détail, le rapport est toutefois moins convaincant : hors automobiles et carburant, les ventes au détail n’ont progressé que de 0,2 %, conformément aux prévisions. Les ventes du groupe de contrôle, un indicateur clé pour le calcul du PIB, n’ont augmenté que de 0,1 %, en deçà des attentes. »

Les conséquences pour les marchés financiers

Les principaux indices sur actions ont terminé dans le rouge, mais avec des écarts très importants. Le Dow Jones a perdu 0,34%, tandis que le Nasdaq Composite a chuté de 2,14%. Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 1,09% à 7 659 points.

Sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1230$. Le baril de WTI s'échangeait autour de 97,50$. Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 5,07%. Quant au VIX, il valait 19,99 à la dernière clôture du S&P 500.

Et maintenant ?

L'agenda macroéconomique de la semaine à venir sera marqué par la publication de l'indice NAHB du marché résidentiel américain, prévu pour lundi à 16h00. Les investisseurs attendent avec intérêt les prochaines décisions de la Fed, qui pourraient avoir un impact significatif sur les marchés financiers.

Il convient de rester vigilant et de suivre de près les développements sur les marchés financiers, car les incertitudes sur les taux fédéraux et l'inflation pourraient continuer à influencer les cours des actions et des obligations.

En conclusion, la situation actuelle sur les marchés financiers est marquée par des incertitudes et des risques, mais également par des opportunités pour les investisseurs qui sont prêts à prendre des décisions éclairées.