L’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, a atteint un nouveau sommet absolu ce mardi 4 août 2026 à 8 669,69 points, selon Le Figaro. Une progression qui intervient dans un contexte de repli marqué des cours du pétrole, après une chute significative la veille. Vers 10 heures, heure de Paris, l’indice progressait encore de 0,37 %, s’échangeant à 8 645,67 points. Ce niveau efface de quelques dizaines de points le précédent record établi la veille, confirmant ainsi la dynamique haussière des marchés européens.

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 atteint 8 669,69 points, un record absolu en séance, mardi 4 août 2026
  • Cette hausse est portée par la chute des prix du pétrole, retombés à des niveaux bien inférieurs à ceux observés en juillet
  • Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient s’apaisent partiellement, avec des discussions en cours entre les États-Unis et l’Iran
  • Les entreprises liées aux semi-conducteurs et aux infrastructures électriques enregistrent des gains significatifs
  • Les investisseurs restent prudents en attendant les chiffres de l’emploi américain et les résultats de SpaceX

Un marché porté par la baisse des prix énergétiques

La chute des prix du pétrole, observée dès la veille, a joué un rôle clé dans l’ascension du CAC 40. Les analystes d’ING soulignent que les deux références mondiales du brut ont reculé d’environ 5 % après l’annonce d’un possible rapprochement entre Washington et Téhéran. Ce reflux, même partiellement corrigé mardi, offre un répit aux marchés européens, très sensibles au coût de l’énergie. La réduction des craintes d’un nouveau choc inflationniste devrait ainsi soutenir l’activité économique et les bénéfices des entreprises cotées.

Selon Le Figaro, cette dynamique s’inscrit dans un contexte où les prix du pétrole restent bien en dessous des niveaux atteints en juillet, lorsque les tensions au Moyen-Orient avaient atteint leur paroxysme. Les marchés anticipent désormais une stabilisation, voire un apaisement des tensions, ce qui se traduit par une meilleure visibilité pour les investisseurs.

Un contexte géopolitique toujours fragile, mais porteur d’espoir

Les déclarations de l’ancien président américain Donald Trump, évoquant des négociations « en ce moment même » avec l’Iran, ont alimenté l’optimisme des marchés. Trump a présenté ces discussions comme « la dernière chance » pour Téhéran d’obtenir un accord avantageux, après avoir menacé d’une frappe militaire avant de revenir sur sa décision. Cependant, l’Iran dément catégoriquement toute négociation en cours, ce qui laisse planer un doute sur la réalité de ces pourparlers.

« Avec l’Iran qui nie toujours l’existence de discussions et Donald Trump qui multiplie les avertissements en cas d’absence d’accord, le contexte reste clairement propice à une nouvelle montée des tensions », analysent les économistes d’ING. Malgré cette incertitude, les marchés semblent privilégier l’hypothèse d’une détente progressive, au moins à court terme, ce qui explique leur embellie actuelle.

Les valeurs technologiques et énergétiques en tête de la hausse

Dans ce mouvement généralisé, certaines valeurs se distinguent particulièrement. Les titres liés à l’intelligence artificielle et aux semi-conducteurs enregistrent des performances remarquables. Ainsi, STMicroelectronics gagne 2,16 % à 46,25 euros, tandis que Soitec progresse de 5,22 % pour atteindre 115 euros. Ces hausses reflètent l’engouement continu pour les entreprises positionnées sur les infrastructures technologiques, notamment celles liées aux centres de données.

Autre secteur en forte progression : les entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques. Schneider Electric affiche une hausse de 2,53 % à 297,45 euros, tandis que Legrand prend 1,52 % pour s’établir à 136,55 euros. Cette dynamique s’explique par l’essor des besoins en électricité, notamment pour alimenter les data centers, dont la demande explose avec le développement de l’IA et du cloud computing.

Les investisseurs restent prudents face aux incertitudes économiques

Malgré ce rebond du CAC 40, les acteurs du marché gardent une posture prudente. John Plassard, de Cité Gestion Private Bank, rappelle que deux événements majeurs pourraient redessiner les anticipations des investisseurs : les chiffres de l’emploi américain, attendus vendredi, et les premiers résultats de SpaceX en tant que société cotée. Ces publications pourraient influencer les anticipations de taux d’intérêt et, par ricochet, l’appétit pour le risque des marchés.

« La technologie demeure volatile, notamment en raison des interrogations persistantes sur la rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle », précise Plassard. Cette volatilité rappelle que, malgré les records enregistrés, le marché reste sous tension, avec des craintes de bulles spéculatives sur certains segments, comme l’IA.

Et maintenant ?

Les prochaines heures et jours s’annoncent décisifs pour confirmer ou non la tendance actuelle. Les investisseurs guetteront les données macroéconomiques, notamment aux États-Unis, ainsi que les premières publications financières de SpaceX, dont l’entrée en Bourse a été très attendue. Par ailleurs, l’évolution des discussions entre les États-Unis et l’Iran pourrait jouer un rôle clé dans la stabilité des marchés, surtout si un accord se profile. Enfin, les analystes surveilleront de près les réactions des banques centrales, dont les décisions sur les taux d’intérêt restent un facteur déterminant pour les marchés actions.

En attendant, le CAC 40, après avoir effacé en quelques séances les craintes d’un choc inflationniste lié à l’énergie, semble désormais porté par un double mouvement : la baisse des prix du pétrole et l’optimisme relatif sur la scène géopolitique. Reste à savoir si cette embellie sera durable ou si les incertitudes structurelles reprendront rapidement le dessus.

La baisse des prix du pétrole réduit les craintes d’un choc inflationniste, ce qui améliore la visibilité pour les entreprises européennes, particulièrement sensibles au coût de l’énergie. Les bénéfices des sociétés cotées sont ainsi moins menacés, ce qui soutient leur valorisation boursière.

Les valeurs technologiques, notamment celles liées aux semi-conducteurs et à l’intelligence artificielle, ainsi que les entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, enregistrent les plus fortes progressions. Ces secteurs bénéficient à la fois de l’engouement pour l’IA et de la demande croissante en électricité pour les data centers.