La Coupe du monde 2026 a ouvert les portes d’un nouvel âge touristique pour le Cap-Vert, selon Courrier International. Avant même le début du Mondial, certains observateurs voyaient dans le Cap-Vert une alternative au tourisme de masse. Le journaliste Miguel Judas invitait les voyageurs à dépasser l’image des resorts de Sal et Boa Vista pour découvrir un archipel « qui conserve une authenticité que beaucoup d’autres destinations ont depuis longtemps perdue ».
Pour Miguel Judas, « le tourisme apparaît comme un complément économique, et non comme l’élément dominant du paysage » : un modèle plus durable, fondé sur la nature, la randonnée et les communautés locales. L’économiste Carlos Bentub constate que « le Mondial a offert au Cap-Vert ce que peu de campagnes publicitaires peuvent obtenir : une exposition mondiale spontanée, portée par un récit positif ».
Ce qu'il faut retenir
- Le Cap-Vert attire l’attention pour son authenticité et son modèle touristique durable.
- La Coupe du monde 2026 a permis une exposition mondiale du pays.
- Les recherches Google liées aux « vols » et aux « vacances au Cap-Vert » ont bondi de plus de 5 000 %.
Les defis a relever
Carlos Bentub prévient que cette notoriété ne portera ses fruits qu’à condition de renforcer les liaisons aériennes, diversifier l’offre au-delà de Sal et Boa Vista et préserver l’authenticité de l’archipel. Les premiers indicateurs sont spectaculaires, avec des recherches Google liées aux « vols » et aux « vacances au Cap-Vert » qui ont bondi de plus de 5 000 %, notamment au Portugal, en France et au Royaume-Uni.
Les réservations restent encore modestes, mais les demandes d’information explosent. Le média souligne que cette visibilité devra s’accompagner d’investissements dans les transports et d’une meilleure mise en valeur des îles moins connues. Le président de l’Institut du tourisme, Jair Fernandes, explique que le gouvernement a revu sa stratégie dès la qualification de la sélection, en s’inspirant notamment de l’exemple croate.
Les opportunites
Pedro Lopes, ancien secrétaire d’État à l’Innovation, voit dans cette Coupe du monde une opportunité inédite : « Le monde s’est ému pour le Cap-Vert, mais ceux qui connaissent ce pays savent que ce n’est pas un point d’arrivée. C’est un point de départ ». Selon lui, « le pays sera encore plus fort s’il sait mieux se connecter à sa diaspora ». Il doit aussi désormais tirer profit de cet élan en renforçant les connexions aériennes, en attirant les investissements et en développant les industries créatives.
En conclusion, la Coupe du monde 2026 a ouvert de nouvelles perspectives pour le tourisme au Cap-Vert, offrant un exemple de développement durable et authentique. Les défis à relever sont nombreux, mais les opportunités sont là, et il est à espérer que le Cap-Vert saura en tirer parti pour construire un avenir radieux.