Le chanteur et peintre français Tristan, connu pour son tube « Bonne, bonne humeur ce matin », est décédé mardi 7 août 2026 à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. Selon Le Figaro, l’artiste, de son vrai nom Pascal Dequatremare, s’est éteint la veille de son 68e anniversaire, des suites d’un cancer fulgurant.

Ce qu'il faut retenir

  • Pascal Dequatremare, alias Tristan, est décédé à 68 ans d’un cancer fulgurant, mardi 7 août 2026, à Pau
  • Son tube « Bonne, bonne humeur ce matin », sorti en 1988, a marqué les esprits grâce à son clip réalisé par Mathieu Kassovitz, mettant en scène Vincent Cassel
  • Avant sa carrière solo, il a fondé le collectif Les Musulmans fumants au début des années 1980 et a été membre du groupe punk Guilty Razors
  • Artiste polyvalent, il a également peint sous le pseudonyme Tristam et animé une matinale sur M6 au début des années 1990
  • Son agent artistique, le galeriste Stéphane Mortier, et son amie proche, Anne Israël, ont confirmé son décès

Selon les informations recueillies par l’AFP et confirmées par Le Figaro, le décès de l’artiste a été annoncé mercredi 8 août par son entourage proche. « Tristan est décédé hier, au lendemain de son 68e anniversaire, d’un cancer fulgurant », a déclaré son amie proche, Anne Israël, à l’agence de presse. Son agent artistique, Stéphane Mortier, a également confirmé l’information auprès du quotidien.

Un tube devenu culte et un clip légendaire

C’est en 1988 que Pascal Dequatremare, alors âgé de 30 ans, connaît le succès avec la sortie de « Bonne, bonne humeur ce matin ». Le titre, aux accents pop et entraînants, devient rapidement un tube estival et reste associé à une génération d’auditeurs. Le clip, réalisé par Mathieu Kassovitz, alors en début de carrière, marque les esprits par son énergie et son originalité. Il y met en scène un jeune acteur encore peu connu : Vincent Cassel, qui fera plus tard une carrière internationale.

Le clip, diffusé massivement sur les chaînes musicales de l’époque, contribue à populariser la chanson et à ancrer Tristan dans le paysage musical français. « Ce tube était un vrai phénomène de société à l’époque », rappelle un observateur du secteur. « Il a su capter l’air du temps avec une simplicité et une efficacité remarquables. »

Un parcours artistique éclectique entre musique et peinture

Avant de se lancer en solo, Pascal Dequatremare a multiplié les expériences artistiques. Dans les années 1980, il fonde avec d’autres artistes le collectif Les Musulmans fumants, un groupe aux influences punk et rock, qui se sépare à la fin de la décennie. Côté peinture, il adopte le pseudonyme Tristam et développe une pratique artistique marquée par des toiles aux couleurs vives et aux motifs expressionnistes.

Son engagement artistique ne se limite pas à la musique. Plusieurs de ses toiles apparaissent d’ailleurs dans le clip de « Bonne, bonne humeur ce matin », créant une passerelle entre ses deux passions. « Il était avant tout un artiste complet, qui ne se contentait pas d’une seule discipline », souligne un proche du milieu culturel.

Dans les années 1990, Tristan tente également une incursion dans l’audiovisuel en animant la matinale de M6. Cette expérience restera cependant brève, l’artiste préférant rapidement se consacrer à la peinture et à la musique. « Il avait cette soif de créer, de toucher à tout, sans jamais s’enfermer dans un seul domaine », confie un témoin de l’époque.

Un héritage musical et artistique toujours présent

Malgré une carrière musicale relativement courte, Tristan a laissé une empreinte durable dans la culture populaire française. Son tube, régulièrement diffusé dans les compilations rétro ou les émissions nostalgiques, reste un incontournable des années 1980-1990. Pour beaucoup, « Bonne, bonne humeur ce matin » évoque des souvenirs d’adolescence ou de jeunesse, des moments où la chanson résonnait dans les transistors et les salles de concert.

Côté peinture, bien que moins médiatisé que sa carrière musicale, Tristan a exposé ses œuvres dans plusieurs galeries, notamment à Paris et en région. Son style, entre figuration et abstraction, a séduit un public d’amateurs d’art contemporain. « Il avait cette capacité à transmettre des émotions fortes à travers ses toiles, tout comme il le faisait avec ses chansons », explique Stéphane Mortier, son galeriste.

Une disparition qui interroge sur la préservation de son œuvre

La question de la préservation de l’héritage de Tristan se pose désormais. Si son tube reste accessible via les plateformes de streaming et les archives audiovisuelles, ses œuvres picturales, moins diffusées, pourraient bénéficier d’une meilleure visibilité. Son agent artistique a indiqué qu’une réflexion était en cours pour organiser une exposition rétrospective ou publier un ouvrage retraçant son parcours.

« Il était tellement humble et discret que son œuvre mérite d’être redécouverte », confie Anne Israël. « Il ne cherchait pas la gloire, mais il avait ce talent rare de toucher les gens. » Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée concernant une éventuelle exposition ou une réédition de ses disques.

Et maintenant ?

La disparition de Tristan pourrait relancer l’intérêt pour son œuvre, notamment auprès des nouvelles générations. Les plateformes de streaming pourraient être amenées à mettre en avant son tube, tandis que des galeries pourraient organiser des expositions dédiées à ses toiles. Pour ses proches, il s’agira de trouver un équilibre entre la préservation de son héritage et le respect de sa vie privée, qu’il a toujours tenue à l’écart des projecteurs. Une cérémonie d’hommage, bien que non évoquée pour l’instant, n’est pas à exclure dans les semaines à venir.

Alors que le monde de la musique et des arts pleure un artiste éclectique et discret, son décès rappelle l’importance de soutenir les parcours atypiques, souvent en marge des circuits traditionnels. Tristan laisse derrière lui une œuvre variée, qui mériterait sans doute une meilleure reconnaissance posthume.

Vincent Cassel, alors âgé de 20 ans, y apparaît comme figurant. Ce rôle, l’un de ses premiers à l’écran, marque le début d’une carrière qui le mènera vers le cinéma international. Le clip, réalisé par Mathieu Kassovitz, contribue à lancer sa notoriété.

Outre la musique, Tristan était un peintre reconnu sous le pseudonyme Tristam. Il a également fondé le collectif Les Musulmans fumants et a brièvement animé la matinale de M6 au début des années 1990. Ses toiles ont été exposées dans plusieurs galeries en France.