Les Arènes d’Evry, d’ordinaire salle de spectacle, accueillent ce week-end la 7e édition des championnats du monde de Chase Tag, une discipline encore méconnue du grand public mais qui séduit de plus en plus d’athlètes. Selon RMC Sport, cette compétition, organisée du 7 au 8 juin 2026, marque une étape importante pour ce sport inspiré du jeu enfantin du chat et de la souris, revisité en un format compétitif et spectaculaire.
Ce concept, né au Royaume-Uni, se distingue par son mélange de stratégie, d’agilité et d’endurance. Les participants évoluent sur un terrain de 12 mètres sur 12, équipé d’obstacles variés, tandis que l’ambiance sonore et visuelle rappelle celle des grandes compétitions sportives. Dix-huit équipes internationales, dont la tenante du titre américaine « Hollywood », s’affrontent pour décrocher le titre mondial. Parmi elles, les « Fakaw Paris », une équipe locale formée à Evry, représenteront la France avec l’ambition affichée de devenir la première structure professionnelle du Chase Tag.
Ce qu'il faut retenir
- 18 équipes internationales sont engagées dans les championnats du monde de Chase Tag 2026, dont la tenante du titre « Hollywood » (États-Unis).
- La compétition se déroule aux Arènes d’Evry, transformées en un terrain de 12x12 mètres avec obstacles, selon RMC Sport.
- Le principe repose sur un duel entre un « chat » (qui doit toucher la « souris » en 20 secondes) et une « souris » (qui peut utiliser les obstacles pour éviter d’être touchée).
- Les « Fakaw Paris », équipe locale formée par Esteban Noguera, participent pour la première fois à cette compétition.
- L’entraînement des athlètes combine préparation physique, stratégique et mentale, avec un encadrement professionnel pour les six mois précédents.
- Les objectifs des Fakaw Paris incluent la professionnalisation du club et la structuration d’un sport encore amateur.
Un sport né du jeu enfantin, revisité en compétition
Le Chase Tag puise ses racines dans le jeu du chat et de la souris, cette course effrénée entre enfants où l’un tente de toucher l’autre pour « être chat ». Selon RMC Sport, ce concept a été formalisé en un sport à part entière, mêlant vitesse, coordination et réflexion. Les athlètes, équipés de tenues adaptées, évoluent sur un terrain délimité, semé d’obstacles en métal et en bois, tandis que des lumières et une musique dynamique créent une atmosphère proche de celle des compétitions de parkour ou d’esport.
Chaque rencontre oppose deux équipes de six joueurs, qui s’affrontent en duel. L’un incarne le « chat », chargé de toucher la « souris » adverse en moins de vingt secondes. Si la souris parvient à éviter le contact grâce aux obstacles, son équipe marque un point. « La position des obstacles est réglementée et identique pour toutes les compétitions », précise Esteban Noguera, fondateur des Fakaw Paris. « Cela nous permet de développer des stratégies précises, et c’est ce qui rend ce sport si captivant. » Une fois un joueur touché, c’est au tour d’un autre membre de son équipe d’entrer en jeu, tour à tour, jusqu’à ce que les six participants aient joué.
Les Fakaw Paris, ambassadeurs locaux d’une discipline en pleine ascension
Parmi les équipes présentes, les « Fakaw Paris » occupent une place particulière. Formée il y a deux ans à Evry par Esteban Noguera, cette équipe est composée de jeunes athlètes locaux, dont certains, comme Roger Galathée, découvrent le Chase Tag lors de cette première participation aux championnats du monde. « Je suis super excité, confie-t-il. Il y a deux ans, j’étais dans les gradins en tant que spectateur. Aujourd’hui, je suis sur le terrain, prêt à jouer. » Une fierté qui illustre l’ancrage local de ce sport, d’autant que la ville d’Evry revendique un lien fort avec les origines du parkour, grâce aux Yamakasi, figures emblématiques de l’art du déplacement.
L’entraînement des Fakaw Paris s’appuie sur une préparation rigoureuse, encadrée par Chloé Bacrie, leur coach. « Depuis six mois, nous avons suivi un planning très structuré, avec trois à quatre entraînements par semaine, explique-t-elle. Chaque mois était dédié à une performance spécifique, et nous avons veillé à éviter le surentraînement. » La dimension mentale n’est pas négligée : un préparateur a accompagné l’équipe pour travailler sur la gestion de la pression et l’analyse des forces et faiblesses de chacun. « Ces Mondiaux sont un test pour nous, poursuit Chloé Bacrie. Ils nous permettront d’ajuster nos méthodes et de nous rapprocher de notre objectif : professionnaliser le club et en faire une référence dans le Chase Tag. »
Une discipline exigeante, entre fun et performance
Si le Chase Tag conserve une dimension ludique, il exige des athlètes un niveau physique élevé. Les joueurs doivent allier endurance, explosivité et agilité pour enchaîner les sprints, les sauts et les déplacements sur des obstacles instables. Les risques de blessures, notamment liés aux chutes ou aux chocs, sont réels, ce qui impose un échauffement poussé et une connaissance approfondie du terrain. « Le cardio est indispensable, souligne Esteban Noguera. Mais la stratégie compte tout autant. Savoir quand prendre des risques ou au contraire se replier est crucial. »
Les athlètes soulignent aussi l’aspect communautaire du sport. « On ne s’entraîne jamais devant les autres équipes, précise-t-il. L’élaboration des tactiques fait partie du jeu, et l’effet de surprise est souvent décisif. » Cette approche collective, combinée à un esprit compétitif, contribue à faire du Chase Tag un spectacle dynamique, où le public peut vibrer au rythme des duels.
Pour l’heure, la compétition s’annonce intense, avec une finale prévue dimanche 8 juin 2026. Les spectateurs, comme les athlètes, auront l’opportunité de découvrir un sport où la tradition du jeu rencontre l’exigence de la performance. Une occasion, aussi, de célébrer une discipline qui, selon ses défenseurs, pourrait séduire bien au-delà des frontières de l’Essonne.
Le Chase Tag oppose deux équipes de six joueurs. Chaque rencontre se joue en plusieurs duels où un « chat » doit toucher une « souris » en moins de 20 secondes. Si la souris évite le contact grâce aux obstacles, son équipe marque un point. Les joueurs changent à chaque tour, et l’équipe avec le plus de points après six duels remporte la rencontre. Le terrain mesure 12x12 mètres et est équipé d’obstacles réglementés pour garantir l’équité des compétitions.
Evry a été sélectionnée pour son lien historique avec le parkour, grâce aux Yamakasi, pionniers de l’art du déplacement. La ville offre également une infrastructure adaptée avec les Arènes, capables d’accueillir un public nombreux et une mise en scène spectaculaire. Enfin, la présence des Fakaw Paris, équipe locale, a sans doute joué en faveur de ce choix, selon RMC Sport.