Une étude récente publiée dans la revue Science met en lumière les dangers liés au commerce d'animaux sauvages, pointant du doigt les risques accrus de transmission de virus aux humains. Parmi les espèces concernées figurent notamment les ours, les civettes, les chiens viverrins, les hérissons, les renards et les pangolins, pris pour divers usages tels que nouveaux animaux de compagnie, source de nourriture, ou encore pour leur fourrure, leurs écailles ou leurs cornes. Ces pratiques alimentent également le marché de la médecine traditionnelle.
Ce qu'il faut retenir
- Le commerce d'animaux sauvages comporte des risques de transmission de virus à l'homme
- Des épidémies majeures, comme le sida, Ebola ou la Covid-19, ont été associées à ce commerce
- Une étude publiée dans Science confirme le lien entre le commerce d'animaux sauvages et la transmission d'agents infectieux aux humains
Des conséquences désastreuses
En 2003, aux États-Unis, des cas de contamination par le virus de la variole du singe ont été observés chez des propriétaires de chiens de prairie, vendus comme animaux de compagnie. Ces rongeurs étaient en contact avec des rats de Gambie importés du Ghana, porteurs du virus. La revue Nature souligne que des épidémies telles que le sida, Ebola en Afrique de l'Ouest en 2014 ou la pandémie de Covid-19 ont des liens directs avec le commerce d'animaux sauvages.
Un lien confirmé par la recherche
Une étude récente parue dans Science, menée par Jérôme Gippet, écologue à l'université de Fribourg en Suisse, apporte pour la première fois une preuve chiffrée et mondiale de la corrélation entre le commerce d'animaux sauvages et la transmission d'agents infectieux aux humains. Les chercheurs mettent en évidence que cette transmission est intrinsèquement liée au commerce de la faune sauvage, qu'il soit légal ou non.
