D'après Courrier International, le 6 août 2026, 50 000 personnes se sont réunies dans le parc du Mémorial de la paix à Hiroshima, afin de rendre hommage aux victimes de 1945. Il y a quatre-vingt-un ans, jour pour jour, l’avion bombardier Enola Gay larguait une bombe atomique surnommée « Little Boy » sur cette ville d’importance stratégique de 350 000 habitants à l’époque, en tuant 140 000 personnes.

Symbole de cette histoire, le dôme de Genbaku guette toujours les files de visiteurs. Avec ses murs démolis et ses ossatures d’acier apparentes, ce bâtiment de quatre étages, construit en 1915 par l’architecte tchèque Jan Letzel, témoigne toujours de la violence de l’explosion. Selon Courrier International, s’il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis trente ans, il a bien failli être démoli dans les années d’après-guerre.

Ce qu'il faut retenir

  • Le dôme de Genbaku est un symbole de l’histoire de Hiroshima et a été construit en 1915 par l’architecte tchèque Jan Letzel.
  • Il a failli être démoli dans les années d’après-guerre, mais a été préservé grâce à un mouvement de conservation.
  • Le dôme est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis trente ans.

La conservation du dôme

Comme le rapporte Courrier International, la mort d’une jeune fille, Hiroko Kajiyama, a changé la donne en 1960. Exposée aux rayonnements ionisants de la bombe atomique quand elle n’avait que quelques mois, Hiroko Kajiyama est emportée par une leucémie aiguë, à l’âge de 16 ans. Émus par sa disparition, certains habitants de la ville lancent alors un mouvement en faveur de la conservation du dôme, s’appuyant sur ce qu’écrivait la jeune fille dans son journal intime quelques mois avant sa mort.

Un autre événement marquant dans l’histoire du dôme est son inscription à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, en 1996. Qui aurait bien pu ne pas avoir lieu, tant Washington était opposé à l’idée, à l’époque, rappelle Asahi Shimbun. Joji Hisaeda, diplomate japonais chargé du dossier et lui-même fils de hibakusha, se rendit alors aux États-Unis pour parler directement avec des responsables de l’administration Clinton.

Les enjeux plus larges

Selon Courrier International, le dôme de Genbaku est un témoignage important de l’histoire de Hiroshima et de l’impact des bombes atomiques. La conservation de ce monument est un enjeu important pour la paix et la réconciliation internationale. Le dôme de Genbaku est un symbole de la paix et de la non-prolifération nucléaire, et son maintien est essentiel pour préserver la mémoire des victimes de la bombe atomique.

Et maintenant ?

Aujourd’hui, le dôme de Genbaku continue de témoigner de l’atrocité de la bombe atomique et de l’importance de la paix et de la non-prolifération nucléaire. Les habitants de Hiroshima et les visiteurs du monde entier continuent de se réunir pour rendre hommage aux victimes de la bombe atomique et pour promouvoir la paix et la réconciliation internationale.