Le groupe Bolloré voit le fonds souverain norvégien se retirer de ses investissements en raison d'allégations de violations des droits humains au Cameroun. Selon nos confrères de BFM Business, cette décision a été motivée par un sujet sensible concernant des plantations d'huile de palme.
Ce qu'il faut retenir
- Le fonds souverain norvégien exclut Bolloré de ses investissements suite à des préoccupations de droits humains au Cameroun
- Le Conseil d'éthique norvégien recommande l'exclusion de Bolloré en raison de risques de violations graves des droits humains
- Des organisations environnementales saluent la décision du fonds souverain norvégien
Décision basée sur des recommandations éthiques
En 2025, la Banque de Norvège a décidé d'exclure Bolloré SE et Compagnie de l'Odet SE de ses investissements, suite à une recommandation du Conseil d'éthique datant de 2024. Cette recommandation faisait suite à des allégations de violations des droits humains en lien avec les activités de la Société Financière des Caoutchoucs (Socfin), dont Bolloré SE est actionnaire significatif.
Accusations d'abus persistantes
Des organisations locales et internationales ont dénoncé depuis longtemps les pratiques de Socfin, accusant la société de favoriser l'accaparement de terres et les abus. Malgré des appels au dialogue, la décision d'exclusion a été prise en raison du risque jugé inacceptable que Bolloré contribue à de graves violations des droits humains.
Les représentants du groupe Bolloré n'ont pas réagi immédiatement à cette exclusion. Cette situation souligne l'importance croissante des critères éthiques dans les décisions d'investissement à l'échelle internationale.
Et maintenant ?
La question des violations des droits humains dans les chaînes d'approvisionnement des entreprises continue de susciter des préoccupations et d'alimenter les débats éthiques autour des investissements.
