À l'occasion de la présentation des résultats annuels pour 2025, le patron de Dassault Aviation, Éric Trappier, s'est exprimé sur le futur du SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), laissant planer le doute sur son devenir.
Ce qu'il faut retenir
- Éric Trappier a mis en lumière un désaccord entre la France et l'Allemagne concernant les besoins opérationnels du SCAF.
- Dassault a averti que si Airbus ne change pas d'avis sur sa collaboration, le projet pourrait être compromis.
- Dassault se dit prêt à prendre le leadership du programme en cas de désaccord persistant avec Airbus.
Divergence de vue sur les besoins opérationnels
Lors de la session de questions-réponses avec la presse, Éric Trappier a souligné les divergences entre la France et l'Allemagne quant aux besoins opérationnels du SCAF. Alors que le chancelier allemand, Friedrich Merz, envisage deux avions SCAF distincts pour répondre à des besoins différents, la France défend l'existence de besoins identiques, appuyée par les opérationnels des trois pays impliqués.
La menace d'un arrêt du projet
Éric Trappier a lancé un avertissement clair : si Airbus persiste dans son refus de coopérer avec Dassault, le projet SCAF pourrait être compromis. Cependant, Dassault se montre prêt à assumer le leadership du programme et à chercher de nouvelles collaborations internationales si nécessaire.
Perspectives d'avenir
Même en cas de rupture avec Airbus, Dassault affirme sa capacité à mener à bien le projet SCAF. L'entreprise reste ouverte à d'autres partenariats internationaux, notamment avec l'Espagne qui demeure motivée par le projet. La France, pour sa part, considère le SCAF comme essentiel pour disposer d'un avion de 6e génération, par opposition au Rafale classé en 4e génération. L'Allemagne, ayant déjà acquis le F-35 en 5e génération, remet en question la nécessité du SCAF.
En conclusion, le futur du SCAF reste incertain, suspendu à la résolution des désaccords entre les partenaires industriels et les pays impliqués. L'enjeu dépasse le simple cadre de l'aviation militaire, symbolisant les défis de la coopération européenne en matière de défense.
