Le gouvernement français a décidé d'augmenter le quota d’abattage de loups dans le pays, une mesure qui avait été préalablement annoncée en janvier. Désormais, le nombre maximum de loups pouvant être abattus a été porté à 21% de l'effectif estimé en France, contre 19% précédemment, selon un arrêté paru au Journal officiel.

Assouplissement des règles et nouvelles dispositions

Cet arrêté supprime le loup de la liste des mammifères terrestres protégés en France, établie en 2007. En outre, d'autres règles ont été assouplies, notamment la nécessité d'obtenir une autorisation pour un tir de défense d'un troupeau dans certaines zones particulièrement exposées. Désormais, une simple déclaration préalable au préfet suffit. De même, la procédure pour les tirs de prélèvement, indépendamment de l'attaque d'un troupeau en cours, a été simplifiée.

Limites maintenues malgré les nouvelles mesures

L'abattage de loups dans le milieu naturel reste interdit, sauf aux fins de défense des troupeaux. L'arrêté autorise également, dans une certaine mesure, les tirs de défense pour les éleveurs de troupeaux qui n'ont pas mis en place des mesures de réduction de vulnérabilité.

Cependant, malgré ces ajustements, plusieurs organisations agricoles, dont la FNSEA, estiment que ces mesures restent insuffisantes face aux dégâts causés par les loups chaque année. Le plafond d'abattage, bien que revu à la hausse, est jugé trop bas et n'a pas l'impact escompté sur la réduction des dégâts, selon la Fédération nationale ovine.

Perspectives et réactions

Cette décision du gouvernement vise à répondre aux préoccupations des éleveurs dans les territoires touchés par les attaques de loups. Néanmoins, elle soulève des questions quant à l'efficacité réelle de ces mesures sur le long terme et sur la cohabitation entre l'élevage et la préservation de la faune sauvage en France.

Prochaines étapes à surveiller

Il sera crucial de suivre de près l'application de ces nouvelles dispositions et d'évaluer leur impact sur la protection des troupeaux tout en préservant l'équilibre écologique. Les prochains rapports sur les dégâts causés par les loups permettront de mesurer l'efficacité de ces mesures et d'ajuster les politiques en conséquence.