Le gouvernement français persiste dans sa décision de maintenir la taxe sur les petits colis, même si les plateformes asiatiques de e-commerce telles que Shein, Temu et AliExpress parviennent à la contourner en passant par le Benelux, selon les informations de BFM Business. Cette taxe, mise en place il y a un mois, vise à limiter le flux de petits colis, avec une taxation de deux euros sur chaque catégorie d'articles dans les colis de moins de 150 euros.
Ce qu'il faut retenir
- Le gouvernement français maintient la taxe sur les petits colis malgré les contournements par les grandes plateformes asiatiques.
- Une taxe européenne similaire entrera en vigueur en juillet pour contrer le flux de petits colis en provenance à 97% de Chine.
- Les professionnels alertent sur les conséquences néfastes de cette taxe pour les entreprises françaises de logistique.
- Le gouvernement se félicite d'avoir accéléré la mise en place de taxes européennes dès 2026 au lieu de 2028 initialement prévu.
Les plateformes contournent la taxe
Les grandes plateformes visées par cette taxe ont rapidement trouvé une parade en envoyant les petits colis via des hubs situés dans d'autres pays européens, puis en les acheminant en France par la route. Shein, tout en rappelant le respect du droit de l'Union européenne, a ainsi redirigé les flux vers les pays du Benelux, au détriment des entreprises françaises de logistique.
Conséquences pour les entreprises françaises
Cette nouvelle organisation a un impact direct sur les entreprises françaises de logistique, avec une baisse significative des vols cargo à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle. L'aéroport de Liège en Belgique confirme également une augmentation des avions en provenance du Benelux, reproduisant ainsi le schéma observé en Italie suite à l'instauration d'une taxe similaire.
Impact sur les emplois et les entreprises
L'Union des entreprises transport et logistique de France estime que la non-suspension de cette taxe pourrait entraîner la perte de 500 à 1 000 emplois d'ici l'été. De plus, certaines PME françaises exportant vers la Chine sont directement touchées par le changement de trajectoire des avions cargo, impactant ainsi leur activité.
Changement de modèle attendu
Malgré les contournements opérés par les plateformes, le gouvernement se réjouit d'avoir influencé l'Union européenne à accélérer la mise en place de taxes dès 2026. Cette mesure vise à inciter les acteurs extraeuropéens de l'e-commerce à revoir leur modèle en utilisant des entrepôts situés dans l'UE pour leurs commandes, facilitant ainsi le contrôle des flux de colis.
Les plateformes chinoises contournent la taxe sur les petits colis en passant par des hubs situés dans d'autres pays européens, notamment dans le Benelux, avant d'acheminer les colis en France, conformément au droit de l'Union européenne.
Enjeux futurs
La mise en place de taxes européennes dès cette année marque un tournant dans la régulation du flux de petits colis en provenance de Chine. Les prochaines échéances visent à harmoniser les règles pour l'ensemble du marché unique, avec des implications potentielles sur les modes de distribution et les emplois dans le secteur logistique en France.
Il convient de rester attentif aux évolutions futures de cette taxation et à l'adaptation des acteurs de l'e-commerce à ces nouvelles contraintes.
