Selon Capital, le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé vouloir mettre fin aux droits d’exonération dont bénéficient les étudiants étrangers. Cette décision vise à appliquer les droits d'inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires instaurés en 2019 mais jusqu'ici peu utilisés.
Les étudiants étrangers dans le viseur du gouvernement devront payer des droits d'inscription qui s’élèvent à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd'hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros, indique franceinfo. Le ministre justifie cette mesure en soulignant que ces montants restent très inférieurs par rapport à d'autres grandes universités britanniques et américaines.
Ce qu'il faut retenir
- Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, souhaite mettre fin aux exonérations de frais d'université pour les étudiants étrangers.
- Les étudiants extracommunautaires devront payer des droits d'inscription de 2 895 euros par an en licence et 3 941 euros en master.
- Les universités pourraient obtenir environ 250 millions d'euros par an grâce à cette mesure.
- Des dispositifs de compensation seront mis en place pour les étudiants qui ne pourront pas payer ces frais.
Contexte et objectifs
La possibilité de moduler les droits d'inscription avait été introduite par la stratégie «Bienvenue en France» en 2019, mais reste peu appliquée par les établissements. Le ministre a profité de cette occasion pour dévoiler les contours d'un nouveau plan baptisé «Choose France For Higher Education», projet destiné à renforcer l'attractivité de l'enseignement supérieur français.
Le ministre a également précisé que la mesure va se mettre progressivement en place, et ne concernera pas les étudiants en cours de cycle. Les universités conserveront la possibilité d'exonérer jusqu'à 10% de leurs étudiants extracommunautaires, rendue possible par des accords de coopération avec des établissements étrangers qui appliquent des exonérations réciproques.
Implications et conséquences
Cette décision pourrait avoir des implications importantes pour les étudiants étrangers qui souhaitent poursuivre leurs études en France. Les étudiants qui ne pourront pas payer ces frais pourraient être contraints de rechercher des alternatives dans d'autres pays.
D'un autre côté, cette mesure pourrait permettre aux universités françaises de renforcer leur attractivité et de compétir avec d'autres grandes universités britanniques et américaines. Les universités pourraient également utiliser les fonds générés par ces frais pour améliorer leurs infrastructures et leurs programmes.
En conclusion, la décision du gouvernement de mettre fin aux exonérations de frais d'université pour les étudiants étrangers est une mesure importante qui pourrait avoir des implications significatives pour les étudiants et les universités françaises.
Les nouveaux frais d'inscription sont de 2 895 euros par an en licence et 3 941 euros en master.