Un huissier s’est présenté mardi 25 août 2026 à l’usine de Saint-Lô, exploitée par le groupe Rebirth — qui détient notamment les marques Solex, Cowboy, Angell, Matra et Easybike — pour notifier une procédure d’expulsion liée à des loyers impayés. Contre toute attente, l’entreprise a refusé de quitter les lieux, selon nos confrères de Frandroid.

Ce qu'il faut retenir

  • Un huissier s’est rendu à l’usine de Saint-Lô le 25 août 2026 pour signifier une expulsion pour loyers impayés.
  • Le groupe Rebirth, propriétaire des marques Solex, Cowboy, Angell, Matra et Easybike, a refusé de quitter les locaux.
  • Cette affaire s’inscrit dans une procédure judiciaire en cours concernant le paiement des loyers.

Une procédure d’expulsion engagée pour impayés

L’usine de Saint-Lô, située en Normandie, est un site clé pour le groupe Rebirth, qui y produit une partie de ses véhicules électriques et deux-roues emblématiques. D’après les informations recueillies par Frandroid, un huissier a été mandaté pour notifier l’expulsion en raison d’un retard de paiement des loyers. Les montants concernés n’ont pas été précisés, mais la procédure semble suffisamment avancée pour que des mesures coercitives soient engagées.

Cette décision intervient alors que le groupe, déjà en difficulté financière ces dernières années, tente de stabiliser ses activités. Rebirth, autrefois symbole de l’innovation dans le domaine des deux-roues et des véhicules légers, a vu ses activités ralentir ces derniers mois, notamment en raison d’une concurrence accrue et de difficultés logistiques.

Rebirth campe sur sa position malgré l’injonction

Malgré la présence de l’huissier et la notification formelle de l’expulsion, le groupe a choisi de ne pas évacuer les locaux. Selon Frandroid, la direction n’a pas communiqué officiellement sur les raisons de ce refus, mais on peut supposer qu’elle entend négocier ou contester la légitimité de la procédure.

Interrogé par nos confrères, un représentant du groupe n’a pas souhaité faire de déclaration publique, indiquant simplement que « les discussions sont en cours pour trouver une issue à cette situation ». Cette posture suggère que Rebirth pourrait envisager une action en justice ou une médiation pour contester l’expulsion.

« Les discussions sont en cours pour trouver une issue à cette situation. »
— Un représentant du groupe Rebirth

Un contexte économique et juridique tendu

Le groupe Rebirth traverse une période difficile, marquée par des restructurations et des reports de projets. Les marques Solex et Cowboy, autrefois très populaires, ont vu leurs ventes baisser ces dernières années, tandis que Angell et Easybike tentent de se repositionner sur un marché de plus en plus concurrentiel.

Côté juridique, cette procédure d’expulsion s’ajoute à d’autres contentieux en cours. En juin 2026, le tribunal de commerce de Paris avait déjà été saisi pour statuer sur la santé financière du groupe, sans qu’aucune décision définitive n’ait encore été rendue. La question des loyers impayés à Saint-Lô pourrait donc s’inscrire dans un contentieux plus large.

Et maintenant ?

La prochaine étape dépendra des décisions prises par le groupe Rebirth et par le propriétaire des locaux. Une audience pourrait être organisée rapidement devant le tribunal pour trancher sur l’expulsion, tandis que des négociations pourraient s’engager pour régler la question des loyers. Si aucune solution n’est trouvée d’ici la fin du mois de septembre, la situation pourrait se tendre davantage, avec un risque de saisie des locaux ou de liquidation judiciaire.

Reste à savoir si Rebirth parviendra à mobiliser des investisseurs ou des partenaires pour sauver ses activités. Une issue favorable pourrait passer par une restructuration financière ou une cession partielle de certains actifs, mais les délais sont serrés.

Cette affaire rappelle les difficultés persistantes du secteur des deux-roues électriques, où la concurrence asiatique et les coûts de production pèsent sur la rentabilité des entreprises européennes.

Le montant exact des loyers impayés n’a pas été communiqué par le groupe Rebirth ni par le propriétaire des locaux. Seule la procédure d’expulsion pour « loyers impayés » a été notifiée officiellement, sans détail sur les sommes concernées.

Les marques exploitées par Rebirth à l’usine de Saint-Lô sont principalement Solex, Cowboy, Angell et Easybike. La marque Matra, également détenue par le groupe, pourrait être indirectement affectée selon l’évolution de la situation.