Comme le rapporte Euronews FR, le Japon intensifie ses efforts pour rivaliser dans la course aux robots humanoïdes, en misant sur les logiciels et les données. Au salon Humanoid Robot Expo de Tokyo, le premier événement japonais consacré aux humanoïdes, une machine de taille humaine saisit une bouteille de thé sur des étagères puis se tourne vers le public avec une boutade.
« À l’avenir, nous, les robots, est-ce qu’on aura droit à des vacances ? … Enfin bon. Je n’ai pas envie de prendre un coup de soleil », lance le robot humanoïde baptisé Galbot. Comme Galbot, la plupart des robots humanoïdes présentés ont été développés par des entreprises chinoises, ce qui illustre la domination croissante du pays dans la fabrication de robots.
Ce qu'il faut retenir
- Le Japon mise sur l'IA physique pour rattraper les humanoïdes chinois
- Les entreprises japonaises cherchent à se tailler un rôle différent dans le secteur, en misant sur les infrastructures de données et les logiciels
- La robotique s’inscrit dans une rivalité technologique plus large entre la Chine et les États-Unis, avec des implications croissantes en matière de sécurité nationale
Le contexte
La robotique est un secteur en pleine croissance, avec des implications importantes pour l’industrie et la société. Le Japon, qui compte l’une des populations les plus âgées au monde, fait face à des pénuries de main-d’œuvre et cherche à utiliser les robots pour répondre à ces défis.
« Quand on pense à l’IA, on songe souvent à quelque chose comme ChatGPT », explique Nao Yamada, responsable chez FastLabel, une entreprise tokyoïte spécialisée dans les infrastructures de données pour l’IA. « Mais avec l’IA physique, elle recueille des informations via des capteurs et permet à des machines comme les robots d’opérer dans le monde réel. »
Les défis
Les robots humanoïdes sont encore en développement, et il reste de nombreux défis à surmonter avant qu’ils ne puissent être utilisés de manière efficace. « Pour la danse, par exemple, il suffit de faire répéter au robot les mêmes mouvements », explique Masato Ando, directeur de la division commerciale chez Aska Corporation, qui est partenaire du chinois Dobot.
« Pour des mouvements fixes et prédéfinis, ce type d’entraînement est possible. Mais pour des mouvements plus élaborés, ils ne sont ni fixes ni prédéfinis et le robot doit décider lui-même de ce qu’il doit faire, car il existe de nombreux schémas possibles. »
Les perspectives
Le Japon compte sur les robots humanoïdes pour aider les personnes à domicile, en particulier les personnes âgées. Mais l’acceptation de ces robots par le public demeure un défi. « Je pense qu’il y a de fortes attentes, mais qu’en même temps certaines personnes peuvent se sentir mal à l’aise », estime Atomu Shimoda, directeur de l’événement chez RX Japan et organisateur de la NexTech Week.
En conclusion, le Japon mise sur l'IA physique pour rattraper les humanoïdes chinois, mais il reste de nombreux défis à surmonter avant que ces robots ne puissent être utilisés de manière efficace. Les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer l’avenir de cette technologie.
