La Bourse sud-coréenne vient de subir un choc historique ces dernières semaines, selon Cryptoast. L’indice KOSPI (Korea Composite Stock Price Index) a chuté de 44% depuis son sommet du 19 juin 2026, effaçant près de 2 000 milliards de dollars de capitalisation. Ce krach est dû en partie aux ETF à effet de levier, qui rappellent les excès habituellement reprochés au marché crypto.
Ce phénomène est le résultat d’une spéculation excessive sur les actions sud-coréennes, notamment celles liées à l’intelligence artificielle. Les investisseurs ont été attirés par les produits à effet de levier, qui ont amplifié les pertes lors de la correction.
Ce qu'il faut retenir
- L’indice KOSPI a chuté de 44% en 40 jours, effaçant près de 2 000 milliards de dollars de capitalisation.
- Les ETF à effet de levier sont considérés comme les principaux responsables de ce krach.
- La spéculation excessive sur les actions sud-coréennes, notamment celles liées à l’intelligence artificielle, a contribué à ce phénomène.
Les causes du krach
Les montagnes russes de volatilité sur les actions sud-coréennes finissent en krach. Les chiffres sont impressionnants, car en 40 jours seulement, l’indice KOSPI a perdu 44% de sa valeur. Ce sont ainsi environ 2 000 milliards de dollars de capitalisation boursière qui sont partis en fumée dans cet intervalle. Pour donner un ordre d’idée, c’est presque l’équivalent de la valorisation totale du marché des cryptomonnaies (Bitcoin compris), qui est d’environ 2 280 milliards de dollars actuellement.
Sur le seul mois de juillet, l’indice de référence sud-coréen a perdu près de 35% de sa valeur. Un effondrement d’une telle sévérité que des coupe-circuits ont dû être déclenchés à plusieurs reprises, pour tenter de freiner l’hémorragie. Selon les statistiques présentées par le média chinois 36Kr, le volume total des liquidations forcées sur le marché sud-coréen a atteint 2 300 milliards de wons (environ 1,55 milliard de dollars) entre mai et le 14 juillet.
Les réactions des autorités
Face à l’ampleur du désastre, le ministère des Finances sud-coréen a annoncé un plan de stabilisation du marché. Le ministre Koo Yun Cheol a même présenté ses excuses publiques, un geste rare dans la finance asiatique. « Le pays s’est transformé en casino », a déclaré Lee Jongwook, député du People Power Party, lors d’une audition parlementaire. « Ces produits n’auraient jamais dû être autorisés sur le marché. Je considère cela comme un échec des politiques publiques », a-t-il ajouté.
Les ETF à effet de levier x2 sur les actions individuelles, notamment ceux adossés à Samsung Electronics et SK Hynix, sont considérés comme les principaux responsables de ce krach. Ces fonds avec effet de levier avaient en plus été lancés en mai, en pleine euphorie autour de l’intelligence artificielle. À leur pic, ces produits à la volatilité démultipliée auraient ainsi représenté plus de 70% du volume d’échange quotidien.
Les conséquences du krach
La leçon est cinglante pour les acteurs et investisseurs boursiers de Corée du Sud. Le marché des cryptomonnaies est régulièrement pointé du doigt comme le Far West de la finance, un marché ouvert 24h/24 et 7j/7 où les liquidations en cascade rythment régulièrement la vie des traders. Pourtant, un marché actions traditionnel, dopé aux produits à effet de levier, peut subir une correction à une rapidité que même Bitcoin (BTC) n’a pas connue lors de ce présent cycle.
Car à titre de comparaison, ce n’est pas en 40 jours mais en environ 4 mois que Bitcoin a chuté de 52% depuis son ATH d'octobre 2025 (à plus de 126 000 dollars) jusqu'au point bas de février 2026. Le KOSPI, lui, a donc encaissé sa chute bien plus rapidement. Le phénomène illustre d’ailleurs un certain déplacement de la spéculation, car une partie des traders crypto s'est tournée vers les actions IA, et la mécanique reste la même. Levier, FOMO, liquidations : la spéculation change de cible, mais les résultats sont les mêmes.
En conclusion, le krach du KOSPI sud-coréen est un événement important qui soulève des questions sur la stabilité des marchés financiers et la spéculation excessive. Il est essentiel de suivre de près les développements de ce dossier et de prendre des mesures pour prévenir de tels phénomènes à l’avenir.