Le programme "leasing social" revient ce jeudi pour une troisième vague, selon BFM Business. Cette initiative permettra à 50.000 ménages modestes de bénéficier d'aides pour passer à la voiture électrique. Les pouvoirs publics compenseront la première mensualité, de plusieurs milliers d'euros, pour permettre à ces ménages de s'offrir des véhicules plus propres.

Les ménages concernés n'auront que 200 euros de mensualités à régler pour une location d'au moins trois ans, sans obligation d'achat. L'État finance lui une aide de 6.500 euros, qui peut grimper jusqu'à 9.500 euros si le véhicule est de production européenne. Cette aide est conditionnée à un revenu modeste ou à des caractéristiques de gros rouleurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Le "leasing social" revient pour une troisième vague.
  • 50.000 ménages modestes pourront bénéficier d'aides pour passer à la voiture électrique.
  • Les pouvoirs publics compenseront la première mensualité.
  • L'État finance une aide de 6.500 euros, qui peut grimper jusqu'à 9.500 euros pour les véhicules européens.
  • Les ménages concernés n'auront que 200 euros de mensualités à régler.

Les détails du programme

Les ménages ayant un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16.880 euros, ainsi que les travailleurs habitant à plus de 10km de leur lieu de travail ou effectuant plus de 8.000 kilomètres pour raisons professionnelles par an, pourront y avoir droit. Une vingtaine de modèles d'une douzaine de marques sont éligibles pour des mensualités de moins de 200 euros - voire moins de 140 euros - par mois, hors assurance, entretien et options.

Le contrat couvrira un kilométrage de 15.000 km par an sans frais supplémentaires. L'enveloppe totale pour cette aide s'élève à 401 millions d'euros, financés par les certificats d'économie-énergie (CEE), qui mettent à contribution les fournisseurs d'énergie selon le principe du pollueur-payeur.

Les objectifs du programme

Le chercheur Antoine Trouche, de l'Institut mobilités en transition, estime que les deux premières vagues, en 2024 et 2025, avaient rempli leurs objectifs. Il salue notamment le fait que les conditions de ce leasing rendent le coût total de l'acquisition de véhicules "inférieur à des véhicules thermiques d'occasion de cinq, dix, quinze ans". C'est un grand pas vers la décarbonation des transports, alors que ce sont ce genre de véhicules qui restent dans les ménages défavorisés et polluent le plus.

"C'est la manifestation claire que l'État français veut que le leasing social soutienne la production de véhicules et de composants de véhicules électriques au sein de l'Union européenne, ce qui est un enjeu particulièrement important", a souligné Antoine Trouche.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour évaluer l'impact de ce programme et voir comment les ménages modestes réagiront à cette offre. L'État français devrait continuer à soutenir et à développer des initiatives pour encourager l'adoption de véhicules électriques et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La conclusion de ce programme sera déterminante pour l'avenir de la mobilité électrique en France et en Europe. Les résultats de cette initiative pourront servir de modèle pour d'autres pays et régions, et aider à accélérer la transition vers une économie plus verte et plus durable.