Le vendredi 24 juillet, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a déclaré que la DJ Barbara Butch avait « raison » de déposer plainte, selon BFM - Politique. La DJ a annoncé attaquer en justice La France Insoumise, « certains de ses élus et représentants locaux », ainsi que « le média d'extrême droite Omerta » et l'essayiste Alain Soral.
Le maire de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, a déclaré que Barbara Butch avait « raison » de porter plainte, après l'interruption de son concert à Grenoble. « Aujourd'hui, elle dépose plainte, elle a raison de le faire », a déclaré sur TF1 le maire LFI, dont le mouvement est pourtant visé. « J'encourage en fait toutes les personnes qui sont victimes à la fois de propos racistes ou de propos discriminants » à aller en justice, a-t-il ajouté.
Ce qu'il faut retenir
- La DJ Barbara Butch a déposé plainte contre La France Insoumise, « certains de ses élus et représentants locaux », ainsi que contre « le média d'extrême droite Omerta » et l'essayiste Alain Soral.
- Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, estime que Barbara Butch a raison de porter plainte.
- Le concert de Barbara Butch à Grenoble a été interrompu par des militants pro-palestiniens et LFI.
Contexte
Le concert de l'artiste juive de 45 ans avait été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes en raison d'une action de militants pro-palestiniens et LFI. Ils répondaient à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise des Insoumis. Les militants lui reprochaient sa participation, en 2025, à un événement organisé à la résidence de l'ambassadeur de France en Israël et la signature d'une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan, qui visait à « lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme », contestée et retirée depuis.
Pour l'élu de Saint-Denis, qui déclare qu'il n'aurait pas accueilli un concert de Barbara Butch « avec les moyens de la ville » du fait des positions qu'elle a prises « sur le génocide qui est en cours » à Gaza, La France Insoumise « n'a pas de part de responsabilité » dans les faits reprochés. Évoquant « une action isolée », il a estimé que LFI n'était « pas d'accord avec le fait que les débats, en fin de compte d'opposition politique, se traduisent par des formes de violence ».
Condamnation des jets de projectiles
Condamnant les jets de projectiles dont l'artiste a assuré avoir été victime, il a, en revanche, défendu la possibilité d'« exprimer son indignation », notamment par des huées. « En tout cas, ce qui est certain, c'est que le droit dira les choses », a-t-il déclaré, rappelant que La France Insoumise n'avait jamais été condamnée pour antisémitisme.
Le dossier reste donc à suivre de très près, avec des développements potentiels qui pourraient avoir des implications significatives pour les parties impliquées.