Selon Numerama, le mois de juillet 2026 marque un tournant sur le marché automobile français. Les immatriculations de véhicules électriques ont dépassé celles des hybrides, toutes catégories confondues. Une performance qui profite principalement à Renault, tandis que Tesla enregistre un ralentissement et que les constructeurs chinois gagnent des parts de marché. Les chiffres détaillés révèlent une dynamique contrastée selon les segments.
Ce qu'il faut retenir
- Les immatriculations de véhicules 100 % électriques ont dépassé celles des hybrides en juillet 2026.
- Renault profite pleinement de cette tendance, tandis que Tesla marque le pas.
- Les constructeurs chinois renforcent leur position sur le marché français.
- Les hybrides, toutes catégories confondues, reculent face à l’électrique pur.
Une victoire de l’électrique pur en juillet 2026
Les données publiées par Numerama montrent que les véhicules 100 % électriques ont représenté 32,5 % des immatriculations en juillet 2026, devant les hybrides rechargeables (28,3 %) et les hybrides non rechargeables (19,7 %). Une première sur le marché français, où l’électrique pur n’avait jamais occupé la première place depuis le début des relevés mensuels. « Ce résultat illustre l’accélération de la transition vers la mobilité décarbonée, même si les hybrides conservent une part significative », a souligné un analyste du secteur, cité par Numerama.
Renault en tête, Tesla en difficulté
Côté constructeurs, Renault confirme son leadership sur le segment électrique. La marque française a immatriculé 12 450 véhicules 100 % électriques en juillet, soit une progression de 18 % par rapport à juin 2026. La Renault Mégane E-Tech et la Zoé restent les modèles les plus vendus. À l’inverse, Tesla voit ses immatriculations chuter de 12 % sur un mois, avec seulement 8 900 unités écoulées. Le constructeur américain, qui dominait le marché il y a encore un an, peine à maintenir sa dynamique face à la concurrence accrue et aux difficultés d’approvisionnement.
Les Chinois progressent, mais restent derrière
Les marques chinoises, comme BYD ou MG, enregistrent une hausse de 25 % de leurs immatriculations en juillet 2026 par rapport au même mois en 2025. Leur part de marché atteint désormais 14,2 % sur l’électrique pur, contre 9,8 % un an plus tôt. « Les constructeurs asiatiques bénéficient de prix compétitifs et de technologies matures, ce qui leur permet de séduire une clientèle de plus en plus large », a expliqué un expert du marché automobile, contacté par Numerama. Cependant, leur avance reste limitée par des barrières commerciales et une image encore fragile en Europe.
Les hybrides en recul, mais pas en voie de disparition
Si l’électrique pur prend l’avantage, les hybrides ne disparaissent pas pour autant. Les versions rechargeables représentent encore près de 28 % des immatriculations, un chiffre stable depuis le début de l’année. Les hybrides non rechargeables, quant à eux, voient leur part reculer à 19,7 %, contre 22 % en janvier 2026. « Les hybrides restent une solution de transition pour de nombreux automobilistes, notamment ceux qui ne peuvent pas encore opter pour un 100 % électrique », a rappelé un porte-parole du CCFA (Comité des Constructeurs Français d’Automobiles).
Selon Numerama, les prochains mois seront décisifs pour déterminer si cette tendance de juillet 2026 marque le début d’une nouvelle ère ou si elle reste un phénomène ponctuel.
Plusieurs facteurs expliquent ce recul. D’abord, les constructeurs européens misent massivement sur l’électrique pur pour respecter les normes CO₂ de plus en plus strictes. Ensuite, les aides à l’achat, comme le bonus écologique, favorisent désormais davantage les 100 % électriques que les hybrides. Enfin, l’autonomie des batteries s’améliore, rendant les hybrides moins attractifs pour les consommateurs.