Le 27 février 2026, Kobili Traoré, l'ancien meurtrier de Sarah Halimi, a été placé en garde à vue pour « vol à main armée et séquestration », selon nos confrères de Le Figaro. Cette nouvelle information est venue alerter les autorités judiciaires, qui ont ouvert une enquête criminelle pour ces faits.
Ce qu'il faut retenir
- Kobili Traoré, 36 ans, a été placé en garde à vue pour « vol à main armée et séquestration ».
- Il était déjà interné dans un hôpital psychiatrique à Saint-Maurice (Val-de-Marne) pour son crime précédent.
- La justice a estimé que Kobili Traoré était sous l'emprise de substances illicites, en l'occurrence du cannabis, ayant déclenché une bouffée délirante aiguë ayant aboli son discernement au moment du meurtre.
Kobili Traoré avait été déclaré pénalement irresponsable après le meurtre de Sarah Halimi en avril 2017. Hospitalisé en psychiatrie depuis, il bénéficiait de permissions de sortie. Selon nos confrères de Le Figaro, il aurait rapidement bénéficié de permissions de sortie dès 2021.
La procédure judiciaire
La procédure judiciaire contre Kobili Traoré a été lancée après que le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire. Trois personnes sont présentées au juge d'instruction en vue de leur mise en examen, parmi lesquelles Kobili Traoré. Leur détention provisoire est requise, indique le parquet de Paris.
Le meurtre de Sarah Halimi
Kobili Traoré avait fait irruption dans l'appartement de sa voisine en passant par le balcon. Il avait traîné cette femme de confession juive de 65 ans de son séjour vers le balcon avant de la rouer de coups tout en récitant des versets du Coran et en criant à plusieurs reprises «Allah Akbar». Kobili Traoré avait ensuite jeté la sexagénaire par-dessus le balcon de son HLM.
La décision de la justice
La justice a estimé que Kobili Traoré était sous l'emprise de substances illicites, en l'occurrence du cannabis, ayant déclenché une bouffée délirante aiguë ayant aboli son discernement au moment du meurtre. Dans son jugement, la cour d'appel ordonnait son hospitalisation. Cette décision avait été confirmée par la Cour de cassation en avril 2021.
La question que nous devons nous poser est celle de la responsabilité de Kobili Traoré et de la justice qui l'a jugé. Les faits sont éclaircis, mais la justice doit maintenant prendre en compte les conséquences de ses décisions.
