Le gouvernement du Népal a annoncé, ce dimanche 5 avril, la réduction de la semaine de travail dans la fonction publique de six à cinq jours, selon BFM Business. Cette décision vise à préserver les réserves de carburant du pays, menacées par la poursuite de la guerre au Moyen-Orient.

Les services publics fonctionnent traditionnellement six jours par semaine au Népal, mais dorénavant, l'administration et les écoles seront fermées deux jours par semaine. Le porte-parole du gouvernement, Sasmit Pokharel, a indiqué à l'issue d'un conseil des ministres que « la situation inconfortable causée par les difficultés d'approvisionnement en pétrole » justifie cette mesure.

Ce qu'il faut retenir

  • La semaine de travail dans la fonction publique au Népal passe de 6 à 5 jours.
  • L'administration et les écoles seront fermées deux jours par semaine.
  • La décision vise à préserver les réserves de carburant du pays.
  • Le Népal est dépendant des importations de carburant, principalement de l'Inde.
  • Les versements des travailleurs migrants représentent plus d'un tiers du produit intérieur brut (PIB) du pays.

Contexte économique et énergétique

Le Népal bénéficie d'une large autonomie en matière d'électricité grâce à ses barrages hydroélectriques situés sur les fleuves qui naissent dans l'Himalaya. Cependant, le pays est fortement dépendant des importations de carburant, principalement de l'Inde, qui elle-même est largement dépendante des pays du Golfe.

Face à la hausse mondiale des prix du pétrole, les autorités de Katmandou ont été contraintes de doubler les prix du kérosène cette semaine. Depuis la mi-mars, elles ont également restreint la distribution du gaz utilisé pour la cuisson en ne vendant plus que des bonbonnes à demi-pleines. Le gouvernement a exhorté la population à réduire sa consommation de carburant et de gaz.

Impact sur la population et l'économie

La prolongation de la guerre au Moyen-Orient suscite une vive inquiétude parmi les nombreux Népalais qui se sont expatriés pour travailler à l'étranger, principalement dans les pays de la région touchée par le conflit. Les versements de ces travailleurs migrants représentent plus d'un tiers du produit intérieur brut (PIB) du pays.

D'autres pays de la région, tels que le Sri Lanka et le Pakistan, ont également pris des mesures pour faire face à la crise énergétique. Le Sri Lanka a réduit la semaine de travail dans la fonction publique de cinq à quatre jours, tandis que le Pakistan a augmenté les prix de l'essence de 43% et du gazole de 55%.

Autres mesures et réactions

Face au mécontentement de la population, la capitale du Pakistan, Islamabad, a annoncé la gratuité des transports en commun. Ces mesures visent à atténuer les effets de la crise énergétique sur la population et l'économie.

Le gouvernement du Népal a souligné l'importance de la coopération régionale pour faire face aux défis énergétiques et économiques. La situation reste à suivre de près, car les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés énergétiques et les économies mondiales sont encore incertaines.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l'efficacité de ces mesures et leur impact sur l'économie et la population du Népal. Les décisions prises par les gouvernements de la région pour faire face à la crise énergétique seront scrutées de près, et il est probable que de nouvelles mesures soient annoncées dans les prochaines semaines.

La situation au Moyen-Orient et son impact sur les marchés énergétiques mondiaux restent une source de préoccupation majeure. Les conséquences de la guerre sur les économies de la région et au-delà seront étroitement surveillées, et les réactions des gouvernements et des organisations internationales seront attendues avec intérêt.

En conclusion, la décision du gouvernement du Népal de réduire la semaine de travail dans la fonction publique est une mesure visant à atténuer les effets de la crise énergétique sur l'économie et la population. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l'efficacité de cette mesure et les réactions des autres pays de la région face à cette crise.