Depuis son déploiement, le nouveau système européen Entry/Exit (EES), conçu pour moderniser les contrôles aux frontières de l’espace Schengen, engendre des files d’attente interminables dans les aéroports. Selon Journal du Geek, les passagers se retrouvent bloqués avant l’embarquement, tandis que les compagnies aériennes appellent Bruxelles à assouplir les règles.
Ce qu'il faut retenir
- Le système Entry/Exit a été mis en place pour renforcer les contrôles aux frontières de l’espace Schengen.
- Les files d’attente dans les aéroports européens sont désormais « monstrueuses », selon Journal du Geek.
- Les compagnies aériennes réclament plus de souplesse à la Commission européenne face à cette situation.
Un outil controversé depuis son lancement
Le système Entry/Exit, prévu pour automatiser et sécuriser les contrôles aux frontières, devait simplifier les procédures pour les voyageurs. Pourtant, depuis son entrée en vigueur, il provoque des retards importants, notamment aux heures de pointe. Les passagers doivent désormais présenter leurs données biométriques (empreintes digitales et photographies) à chaque franchissement de frontière, une étape supplémentaire qui allonge les temps d’attente.
À l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, les scènes de files d’attente s’étirant sur plusieurs heures sont devenues courantes, rapporte Journal du Geek. Les voyageurs, déjà stressés par les contraintes des vols, voient leurs délais avant l’embarquement s’allonger de manière significative.
Les compagnies aériennes en première ligne
Face à cette situation, les compagnies aériennes multiplient les alertes. « Nous demandons à la Commission européenne d’adopter une approche plus pragmatique », a déclaré un porte-parole de l’Association du transport aérien international (IATA), cité par Journal du Geek. Selon lui, le système actuel ne prend pas suffisamment en compte la réalité opérationnelle des aéroports et des compagnies. Les compagnies craignent non seulement des retards répétés, mais aussi une baisse de la satisfaction client et, à terme, un impact sur leurs activités.
Les aéroports, de leur côté, tentent de s’adapter en augmentant le nombre de bornes de contrôle et en mobilisant du personnel supplémentaire. Cependant, ces mesures restent insuffisantes pour absorber l’afflux de passagers, d’autant que le système Entry/Exit impose des vérifications plus strictes qu’auparavant.
Des retards qui s’accumulent, des passagers sous tension
Les voyageurs concernés par ces nouvelles contraintes sont souvent des touristes ou des professionnels en déplacement. « On passe plus de temps à faire la queue qu’à voler », confie un passager à Journal du Geek. Les contrôles, qui nécessitent parfois plusieurs minutes par personne, ralentissent considérablement le flux des passagers, surtout aux heures de pointe. Certains optent même pour des vols avec escales dans des pays non membres de Schengen, afin d’éviter les files d’attente aux frontières internes.
Les retards accumulés posent également des problèmes logistiques pour les compagnies. Les équipages doivent parfois attendre plusieurs heures avant de pouvoir décoller, ce qui perturbe les plannings et peut entraîner des annulations de vols. « C’est un cercle vicieux », explique un responsable d’une compagnie aérienne européenne. « Plus il y a de retards, plus les passagers sont frustrés, et plus les contrôles prennent du temps. »
Autant dire que l’équilibre entre sécurité renforcée et fluidité des voyages reste fragile. Si les retards persistent, c’est tout l’écosystème du transport aérien en Europe qui pourrait être affecté. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact réel du système Entry/Exit sur les voyageurs et les acteurs du secteur.
Le système Entry/Exit est un dispositif européen visant à renforcer les contrôles aux frontières de l’espace Schengen. Il impose aux voyageurs de fournir leurs données biométriques (empreintes digitales et photographie) à chaque franchissement de frontière, dans le but de lutter contre la fraude et d’améliorer la sécurité.