Le conflit au Moyen-Orient risque de compliquer les calculs stratégiques du Pakistan, pays de 250 millions d'habitants qui compte la deuxième plus grande communauté de musulmans shiites après l'Iran, selon nos confrères de Le Monde. La mort d'Ali Khamenei, le Guide suprême iranien, a immédiatement suscité un vent de colère au Pakistan. Des violentes manifestations ont éclaté dans plusieurs grandes villes, dimanche 1er mars, notamment à Karachi, la grande cité portuaire du sud du pays, où les protestataires ont tenté de prendre d'assaut le consulat des Etats-Unis.

Le Pakistan, qui s'est rapproché ces derniers mois des Etats-Unis, doit ménager la sensibilité de sa population, mais aussi ses alliances avec Washington, Téhéran et Riyad. Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a condamné l'assassinat de l'ayatollah Khamenei, qui constitue, selon lui, une violation du droit international. « Selon une tradition ancestrale, les chefs d'Etat ou de gouvernement ne doivent pas être pris pour cible », a-t-il déclaré sur son compte X.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Pakistan est confronté à un conflit entre son alliance avec les Etats-Unis et ses liens avec l'Iran.
  • La mort d'Ali Khamenei a suscité des manifestations violentes au Pakistan.
  • Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a condamné l'assassinat de l'ayatollah Khamenei.

Le contexte du conflit

Le conflit au Moyen-Orient a des implications importantes pour le Pakistan, qui partage une frontière avec l'Afghanistan et l'Iran. Le pays a déjà connu des périodes de tensions avec l'Afghanistan, notamment en raison de désaccords sur la frontière commune. L'assassinat de l'ayatollah Khamenei risque d'exacerber ces tensions et de compliquer les relations entre le Pakistan et ses voisins.

Le Pakistan a également des liens économiques importants avec l'Iran, notamment dans le domaine de l'énergie. Le pays importe une grande partie de son pétrole et de son gaz naturel de l'Iran, et les deux pays ont signé des accords pour développer leurs échanges commerciaux. Cependant, ces liens sont menacés par les sanctions internationales imposées à l'Iran en raison de son programme nucléaire.

Les réactions internationales

La communauté internationale a condamné l'assassinat de l'ayatollah Khamenei, qui a été qualifié d'acte de terrorisme par de nombreux pays. Les Etats-Unis, qui ont été accusés d'être impliqués dans l'assassinat, ont nié toute responsabilité et ont appelé à la retenue. L'Iran a promis de se venger de l'assassinat et a menacé de prendre des mesures contre les Etats-Unis et leurs alliés.

Le Pakistan, qui a des relations complexes avec les Etats-Unis et l'Iran, a appelé à la retenue et a condamné l'assassinat de l'ayatollah Khamenei. Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a déclaré que son pays était prêt à jouer un rôle de médiateur pour résoudre le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.

Et maintenant ?

Le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran risque de s'intensifier dans les prochaines semaines, avec des implications importantes pour le Pakistan et la région. Le pays devra naviguer dans un contexte géopolitique complexe pour préserver ses intérêts et maintenir la stabilité dans la région. La prochaine échéance importante sera la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, qui devrait se tenir dans les prochaines semaines pour discuter de la situation au Moyen-Orient.

En conclusion, le Pakistan est confronté à un jeu d'équilibriste entre son alliance avec les Etats-Unis et ses liens avec l'Iran, dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient. Le pays devra prendre des décisions difficiles pour préserver ses intérêts et maintenir la stabilité dans la région.