Le 5 avril 2026, selon Franceinfo - Santé, le papillomavirus humain (HPV) est l'infection sexuellement transmissible virale la plus fréquente dans le monde. Il peut provoquer des verrues, des lésions précancéreuses et certains cancers. La professeure Hélène Péré, spécialiste en microbiologie, explique comment il se transmet, comment se protéger grâce au vaccin et quelles populations sont concernées par le dépistage.

Le HPV est une infection qui peut être transmise lors de rapports sexuels, mais également au moment de la naissance, par transmission de la mère à l'enfant. La professeure Hélène Péré souligne que « pratiquement tout le monde va le rencontrer au cours de sa vie sexuelle », ce qui rend la vaccination et le dépistage essentiels pour prévenir les complications graves.

Ce qu'il faut retenir

  • Le papillomavirus humain est l'infection sexuellement transmissible virale la plus fréquente dans le monde.
  • Il peut provoquer des verrues, des lésions précancéreuses et certains cancers.
  • La vaccination est recommandée entre 11 et 14 ans, mais peut être faite jusqu'à 26 ans.
  • Le dépistage est possible pour le cancer du col de l'utérus et le cancer du canal anal.

Comment se transmet le HPV ?

Le HPV se transmet principalement lors de rapports sexuels, mais peut également être transmis au moment de la naissance. La professeure Hélène Péré explique que « c'est essentiellement une infection sexuellement transmissible » et que « pratiquement tout le monde va le rencontrer au cours de sa vie sexuelle ».

La transmission du HPV peut se faire par contact cutané ou muqueux, ce qui signifie que les personnes qui ont des rapports sexuels avec plusieurs partenaires sont plus exposées au risque de contracter l'infection.

Comment se protéger ?

La vaccination est l'un des moyens les plus efficaces pour se protéger contre le HPV. Le vaccin est recommandé entre 11 et 14 ans, mais peut être fait jusqu'à 26 ans. La professeure Hélène Péré explique que « la vaccination se fait avec deux doses entre 11 et 14 ans révolus » et que « on peut rattraper toute la population, jeune femme ou jeune homme, jusqu'à 26 ans ».

En plus de la vaccination, le dépistage est également important pour prévenir les complications graves. Le dépistage est possible pour le cancer du col de l'utérus et le cancer du canal anal.

Quelles populations sont concernées par le dépistage ?

Le dépistage est recommandé pour certaines populations à risque, notamment les femmes ayant des antécédents de lésions au niveau de la vulve ou de cancers de la vulve, les femmes transplantées sous immunosuppresseurs et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes de plus de 30 ans « VIH+ ».

La professeure Hélène Péré souligne que « le dépistage systématique a été proposé dans une partie de la population particulièrement à risque » et que « il est possible de se faire vacciner mais l'efficacité du vaccin diminue avec l'âge ».

Et maintenant ?

Les prochaines étapes seront de continuer à sensibiliser la population aux risques du HPV et à l'importance de la vaccination et du dépistage. Il est également important de poursuivre la recherche pour améliorer les traitements et les méthodes de prévention.

En conclusion, le papillomavirus humain est une infection sexuellement transmissible très répandue qui peut avoir des conséquences graves si elle n'est pas traitée correctement. La vaccination et le dépistage sont essentiels pour prévenir les complications et il est important de continuer à sensibiliser la population aux risques du HPV.