Comme le rapporte Ouest France, le pétrolier russe Deyna, immobilisé depuis fin mars à Fos-sur-Mer après avoir été arraisonné en Méditerranée, a été autorisé à quitter les eaux territoriales françaises. Cette décision intervient après le paiement d’une amende par les autorités russes, mettant fin à une période de blocage qui avait suscité des tensions diplomatiques et des interrogations sur le statut de ce navire.
Ce qu'il faut retenir
- Le pétrolier Deyna, appartenant à la « flotte fantôme » russe, a été immobilisé à Fos-sur-Mer à la mi-mars après un arraisonnement en Méditerranée.
- Son départ a été autorisé après le versement d’une amende par les autorités russes, sans que le montant exact n’ait été précisé.
- Ce navire est l’un des nombreux pétroliers russes contournant les sanctions internationales en utilisant des techniques de dissimulation.
Un navire sous surveillance, arraisonné en Méditerranée
Le Deyna, un pétrolier de 150 mètres battant pavillon russe, a été intercepté par les autorités françaises en Méditerranée orientale à la fin du mois de mars 2026. Selon des sources proches du dossier, son arraisonnement s’inscrit dans le cadre d’un contrôle renforcé des navires suspectés de transporter du pétrole russe contournant les sanctions internationales. Une fois dérouté vers la France, le bâtiment a été immobilisé au port de Fos-sur-Mer, où il est resté bloqué pendant près de trois semaines.
Le paiement d’une amende lève l’immobilisation
C’est après le règlement d’une amende par les autorités russes que les autorités françaises ont levé l’interdiction de quitter les eaux territoriales. Ouest France indique que le montant de cette pénalité n’a pas été communiqué publiquement, mais précise que son paiement a permis de régulariser la situation administrative du navire. Aucune infraction supplémentaire n’a été retenue contre l’équipage ou le propriétaire du bâtiment.
Cette issue marque un apaisement dans une affaire qui avait mis en lumière les méthodes utilisées par certains armateurs russes pour contourner les restrictions imposées par l’Union européenne et les États-Unis sur les exportations de pétrole russe.
La « flotte fantôme » russe sous les projecteurs
Le Deyna fait partie de ce que les observateurs appellent la « flotte fantôme » : un ensemble de navires, souvent anciens et sous pavillon de complaisance, utilisés par Moscou pour exporter son pétrole malgré les sanctions. Ces pétroliers opèrent avec des techniques de dissimulation, comme l’extinction des transpondeurs ou le transfert de cargaisons en mer, afin d’échapper aux contrôles. Leur multiplication ces dernières années a renforcé les tensions entre la Russie et les pays occidentaux.
Selon des analystes du secteur maritime, cette flotte compte désormais plusieurs centaines de navires, dont une partie est régulièrement interceptée et immobilisée dans les ports européens. Le cas du Deyna illustre à la fois la détermination des autorités françaises à faire respecter les sanctions et la résilience des stratégies russes pour maintenir leurs exportations.
Reste à savoir si ce départ marquera un précédent ou s’il s’agira d’un cas isolé. Une chose est sûre : la « flotte fantôme » russe continue de susciter des débats sur l’efficacité des sanctions et les moyens de les contourner.
Le Deyna a été arraisonné en Méditerranée fin mars 2026 pour suspicion de transport de pétrole russe contournant les sanctions internationales. Il a ensuite été dérouté vers Fos-sur-Mer, où il est resté immobilisé jusqu’au paiement d’une amende.
