Le Premier ministre irakien, Ali Al-Zaïdi, a annoncé un plan de désarmement des milices pro-Iran en Irak, selon Courrier International. Ce plan, qui doit être mis en œuvre d’ici à juin 2027, est considéré comme « extrêmement précaire » par les diplomates régionaux et les responsables de la sécurité irakienne.
Le contexte de ce plan de désarmement est complexe, car les milices pro-Iran ont acquis une importance considérable en Irak, notamment depuis la création du Hachd Al-Chaabi en 2014 pour combattre le groupe djihadiste État islamique. Les États-Unis ont réclamé à plusieurs reprises le désarmement de ces milices, qui sont considérées comme une menace pour la stabilité régionale.
Ce qu'il faut retenir
- Le plan de désarmement des milices pro-Iran doit être mis en œuvre d’ici à juin 2027.
- Les diplomates régionaux et les responsables de la sécurité irakienne considèrent ce plan comme « extrêmement précaire ».
- Les milices pro-Iran ont acquis une importance considérable en Irak depuis la création du Hachd Al-Chaabi en 2014.
- Les États-Unis ont réclamé à plusieurs reprises le désarmement de ces milices.
Le plan de désarmement
Le plan de désarmement prévoit une période de quatre-vingt-dix jours pendant laquelle les milices s’abstiendraient de toute attaque et ne seraient pas prises pour cible par les forces américaines, selon Ali Al-Zaïdi. Passé ce délai, les milices commenceraient à déposer leurs armes, un processus censé s’achever le 30 juin 2027.
Certaines milices pourraient être intégrées au Hachd Al-Chaabi, qui est officiellement intégré à l’armée irakienne depuis. Cependant, les milices font pression pour que le désarmement soit reporté à la fin de 2027, selon le New York Times.
Les défis du plan de désarmement
Les défis du plan de désarmement sont nombreux, car les milices pro-Iran se sont « enracinées » dans les milieux militaires, politiques et économiques irakiens, ce qui rend leur endiguement « extrêmement difficile », selon des diplomates régionaux et des responsables de la sécurité irakienne.
De plus, le contexte régional est tendu, avec une guerre en cours au Moyen-Orient, et les factions pro-Iran en sont l’un des acteurs. Cela rend « quasiment impossible » le respect du calendrier de désarmement, selon des responsables de la sécurité irakienne.
En conclusion, le plan de désarmement des milices pro-Iran en Irak est un enjeu majeur pour la stabilité régionale, et son succès ou son échec pourrait avoir des conséquences importantes pour la région.