Le procès hors norme de la loge Athanor s'ouvre ce lundi 30 mars devant la cour d'assises de Paris. Deux ex-militaires de la DGSE, Carl E. et Pierre B., agissant sous les noms de code 'Adélar' et 'Dagomar', ainsi qu'un ancien policier spécialiste des faux papiers et un couple d'entrepreneurs sont soupçonnés d'avoir commandité ou organisé des contrats, totalisant 22 personnes renvoyées devant les assises, la plupart sans antécédents judiciaires.
Ce qu'il faut retenir
- Procès de la loge Athanor avec 22 personnes renvoyées devant les assises
- Implication de deux ex-militaires de la DGSE, un ancien policier et un couple d'entrepreneurs
- Au total, 26 faits criminels retenus par la justice
Des tentatives de meurtre et un assassinat
Une cheffe d'entreprise, Marie-Hélène Dini, a échappé de justesse à une tentative de meurtre orchestrée par deux membres de la DGSE, la prenant pour une espionne du Mossad. L'un de ses concurrents aurait payé 70 000 euros pour la faire supprimer. Ce concurrent, un responsable d'une loge de francs-maçons dans les Hauts-de-Seine, la loge Athanor, est impliqué dans des activités criminelles telles que l'espionnage industriel, les passages à tabac, les tentatives d'assassinat et même un meurtre.
Un procès à enjeux majeurs
Au terme du procès, les principaux accusés risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Les avocats de la défense entendent remettre en cause les procédures de contrôle au sein de la DGSE, questionnant ainsi le fonctionnement et la supervision des agents opérant en France et à l'étranger.
