Le retrait-gonflement des argiles en France, un phénomène climatique peu connu, pourrait impacter sérieusement le marché immobilier d'ici 2050, selon une étude publiée par Futura Sciences. Ce phénomène, souvent sous-estimé, provoque des désastres silencieux aux répercussions dramatiques sur la vie des Français, les assurances et l'économie du pays. En seulement sept ans, le risque de retrait-gonflement des argiles a considérablement augmenté, affectant 55% du territoire français, contre 48% précédemment, à divers degrés (faible, moyen, fort).
Ce qu'il faut retenir
- Le retrait-gonflement des argiles en France progresse rapidement, touchant désormais 55% du territoire.
- L'alternance de sécheresses et de précipitations diluviennes perturbe la teneur en eau des sols argileux, entraînant des fissures dans les bâtiments.
- Une nouvelle carte du risque a été élaborée en 2026, montrant une aggravation majeure du risque dans certaines régions.
- D'ici 2050, la moitié des habitations françaises pourraient devenir invendables en raison des fissures causées par ce phénomène.
Les effets du changement climatique sur le retrait-gonflement des argiles
Depuis les années 2000, l'évolution du climat en France a engendré une alternance de conditions météorologiques extrêmes, passant d'une extrême sécheresse à des précipitations torrentielles. Cette variation provoque des changements brusques dans l'humidité des sols argileux, qui se dilatent sous l'effet des pluies avant de se contracter lors des périodes sèches. Ces mouvements du sol entraînent des fissures dans les constructions, les rendant parfois inhabitables.
Une carte du risque actualisée et des conséquences préoccupantes
Comparée à la carte établie en 2019, celle de 2026 montre une progression significative du risque, principalement dans les régions du quart nord-est et du centre de la France. Le sud-ouest reste le plus exposé, mais les régions précédemment moins touchées voient leur niveau de risque augmenter. Le BRGM précise que cette nouvelle carte sera annexée aux actes de vente de terrains non bâtis et aux contrats de construction dès juillet 2026.
