Le 20 janvier, l'envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, a clarifié la position des États-Unis en mettant fin au soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), principalement composées de Kurdes. Cette décision intervient après que le gouvernement syrien a repris 80% du territoire contrôlé par les FDS dans le Nord-Est syrien, connu sous le nom de Rojava. Les Kurdes se sont retrouvés contraints, le 30 janvier, d'accepter un accord d'intégration au sein de l'État syrien, mettant fin à leurs aspirations d'autonomie pour le Rojava, sous la pression militaire de Damas et diplomatique de Washington.
Tom Barrack a annoncé la fin du soutien américain aux FDS, soulignant que l'implication des États-Unis dans la région était uniquement liée à la lutte contre l'État islamique, et non à la reconnaissance du droit à l'autodétermination des Kurdes en Syrie. Le rapprochement entre Donald Trump et le président syrien par intérim, Ahmed Al-Charaa, ainsi que l'adhésion de la Syrie à la coalition internationale anti-EI en 2025, ont modifié la donne. Selon Barrack, la Syrie est désormais capable d'assurer sa sécurité sans nécessiter une présence militaire américaine à long terme.
Ce changement de positionnement politique soulève des questions sur l'abandon des Kurdes au profit de relations renforcées avec le nouveau gouvernement syrien. Les conséquences pour la population kurde, qui voit ses espoirs d'autonomie s'évanouir, sont palpables. Il s'agit d'un tournant majeur dans la politique américaine au Moyen-Orient, avec des répercussions importantes sur la stabilité de la région et les alliances en place.
Les Kurdes se retrouvent contraints d'accepter un accord d'intégration au sein de l'État syrien, mettant fin à leurs aspirations d'autonomie pour le Rojava.
