Le Royaume-Uni, qui avait promis d'être intraitable avec les pétroliers russes interdits, hésite finalement à saisir les tankers russes sanctionnés en raison du coût élevé des opérations, selon BFM Business.

Le coût d'un arraisonnement freinerait le Royaume-Uni à saisir des pétroliers russes sanctionnés, membres de la flotte fantôme. Keir Starmer avait fait de la flotte fantôme russe une de ses cibles et appelait encore fin mars à frapper plus fort contre ces navires, dont 544 sont sanctionnés par Londres.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Royaume-Uni hésite à saisir les pétroliers russes sanctionnés en raison du coût élevé des opérations.
  • Le coût d'un arraisonnement est estimé à plus de 11 millions d'euros, comme l'a montré l'exemple du MV Matthew, arraisonné par l'Irlande en septembre 2023.
  • La marine anglaise n'a saisi aucun de ces navires, mais a fourni un soutien aux États-Unis et à la France dans des opérations de saisie de pétroliers russes.

Le contexte

Le Royaume-Uni a promis d'être intraitable avec les pétroliers russes interdits, mais les difficultés de la Royal Navy continuent de s'accumuler. Le départ tardif d'un destroyer en mer Méditerranée au déclenchement de la guerre au Moyen-Orient a révélé au grand public les récentes lacunes du Royaume-Uni en la matière.

Ce sont les forces françaises qui sont arrivées sur zone en premier, alors que la base britannique située à Chypre avait été touchée par un drone. Avec de moins en moins de frégates et destroyers disponibles dans son arsenal, le Royaume-Uni a aussi été incapable de prendre le commandement d'une mission de l'Otan dans l'Atlantique Nord.

Les réactions

Le ministre britannique de la Défense, John Healey, a expliqué que les forces armées britanniques ont repéré et suivi durant un mois trois sous-marins russes qui espionnaient des câbles dans le nord de l'océan Atlantique. « Un navire de guerre de la Royal Navy et un avion de la Royal Air Force, en collaboration avec des alliés, ont veillé à ce que les sous-marins russes soient surveillés 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », a-t-il détaillé.

Et maintenant ?

Le Royaume-Uni devra trouver un moyen de résoudre les difficultés de la Royal Navy et de prendre des mesures efficaces pour lutter contre la flotte fantôme russe. Les prochaines étapes pourraient inclure des opérations conjointes avec les alliés pour saisir les pétroliers russes sanctionnés et des investissements pour renforcer la marine anglaise.

En attendant, la situation reste tendue, et les réactions des différents acteurs seront à suivre de près.