Depuis quelques années, le rugby féminin en France cherche à se développer et à atteindre le plus haut niveau. Actuellement, la question se pose de l'intégration des joueuses au sein des structures professionnelles masculines pour favoriser cette évolution.
Ce qu'il faut retenir
- 23 Bleues joueront contre l'Irlande, toutes évoluant dans des villes avec un club professionnel masculin.
- La majorité des joueuses de l'Elite 1 bénéficient d'un contrat avec la Fédération française de rugby.
- Sept clubs féminins sur dix de l'Elite 1 sont fusionnés avec des clubs professionnels masculins.
Intégration des joueuses dans les structures masculines
Sur les 23 joueuses de l'équipe nationale qui affronteront l'Irlande, la plupart proviennent de villes où existe un club professionnel masculin. Cette proximité permet aux joueuses d'accéder à des infrastructures et des encadrements de qualité, notamment à Toulouse et Bordeaux, clubs leaders du championnat féminin.
Actuellement, la tendance est à la fusion ou à l'association des clubs féminins avec des clubs masculins professionnels. Cela facilite le suivi du rythme imposé par l'Elite 1 et offre aux joueuses des opportunités de progression.
Léo Brissaud, entraîneur des Amazones de Grenoble, souligne : "Il faut être conscient du contexte du rugby féminin actuel : tous les clubs se structurent pour être en capacité de suivre le rythme nécessaire à l'Elite 1."
Les défis financiers et organisationnels
Malgré ces avancées, les joueuses doivent jongler entre leur carrière sportive et leurs études ou travail, faute de statut professionnel. Les contraintes financières limitent la structuration des clubs féminins, rendant difficile la garantie de salaires en cas de blessures.
Laura Di Muzio, ex-capitaine de l'équipe de France, souligne la nécessité de meilleures conditions salariales pour franchir un cap. Elle met en avant le modèle de contrats "pluri-actifs" mis en place par certains clubs pour reconnaître le statut de sportive de haut niveau des joueuses.
Le rôle des clubs professionnels masculins
Alors que des clubs féminins comme Villeneuve d'Asq innovent avec des contrats semi-pros, l'intégration au sein de clubs professionnels masculins apparaît comme un levier majeur pour le développement du rugby féminin en France. Cela offre des opportunités d'entraînement sur des installations de qualité et de mutualisation des compétences.