Le sapin de Noël du Morvan, premier de France, a récemment obtenu une indication géographique protégée (IGP) de l'Union européenne après presque dix ans de démarches, devenant ainsi la première IGP horticole française en Europe. Cette reconnaissance a été officialisée par l'Union européenne dans un règlement d'exécution publié le 24 mars, inscrivant l'indication géographique 'Sapin de Noël du Morvan' dans son registre des indications géographiques. La nouvelle IGP, fruit de démarches initiées en 2018, entrera en vigueur le 20 avril.
Ce qu'il faut retenir
- Le sapin de Noël du Morvan obtient la première IGP horticole française en Europe
- L'Union européenne reconnaît officiellement l'indication géographique 'Sapin de Noël du Morvan'
- La démarche a été entamée en 2018 et la nouvelle IGP entrera en vigueur le 20 avril
Le Morvan, premier producteur français de sapins de Noël
Le Morvan, massif bourguignon réputé pour ses sols propices à cette culture, se distingue en tant que premier producteur français de sapins de Noël, avec environ 800 000 arbres, dont celui qui décore chaque année la cour de l'Élysée. En France, plus de cinq millions de sapins sont consommés, tandis que le Danemark reste un acteur majeur dans ce domaine.
Engagement environnemental et bonnes pratiques
L'obtention de cette IGP marque un tournant pour l'horticulture française en Europe, selon Sylvie Robert de l'association Excellence végétale. En effet, cette indication géographique non seulement certifie l'origine du produit mais encourage également des pratiques environnementales responsables. Le cahier des charges de l'IGP interdit l'usage d'engrais minéraux de synthèse et promeut des pratiques favorisant la biodiversité, telles que la fauche tardive et la limitation des traitements chimiques.
Des exigences strictes pour une certification environnementale
Christophe Bonoron, président de l'Association française du sapin de Noël naturel, salue ces exigences environnementales renforcées, telles que la suppression des engrais chimiques et la mise en place d'audits par des organismes indépendants. Ces mesures visent à établir un contrôle environnemental rigoureux pour lutter contre toute forme de dégradation de l'écosystème forestier, espère Sylvie Robert.
